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lundi 26 juin 2017

jour J pour tino, ou sa découverte du jardin sous le monitorat de sa grande soeur

Nous avons repoussé de jour en jour la permission pour Tino de sortir de la maison et de découvrir le jardin. J'avais envisagé qu'après un mois chez nous il pourrait aller rejoindre Chipie dans ses promenades. Or, j'ai reporté à deux mois, puis à plus... De fait, j'ai pris tous les prétextes possibles pour ne pas lâcher mon vibrion dans la nature (mauvais temps, vent, travaux de jardinage intensifs, canicule, ou encore autre excuse bidon) et pour retarder ce moment. Je ne suis pas du genre à laisser mes chats divaguer sans surveillance les premiers temps, j'aime bien qu'ils prennent leurs marques et sachent où est leur refuge (la maison) avant de les laisser s'aventurer librement à leur guise. Souci égoïste, sans doute, de les "perdre", mais je préfère limiter les risques au départ. Ensuite, advienne que pourra, il faudra bien qu'on en prenne notre parti : on vit désormais à la campagne, et on ne va pas les cloîtrer et nous avec !!! Un chat n'est pas un chien qui obéit au doigt et à l'œil (quoique !), et il a certainement l'esprit plus explorateur, avec un léger penchant pour la fugue et les virées nocturnes. C'est ce qu'on appelle la soi-disant indépendance du chat ! On a tellement peur que Tino se perde dans le vaste monde extérieur qui s'ouvre désormais à lui ! Indépendamment de notre terrain principal qui est assez clos, dès que les chats en dépassent les limites, ils ne sont plus en sécurité maximale, il y a la route, les champs, les maisons voisines qui ne sont pas forcément adeptes des chats... On se sent désormais bien responsables de ce microbulus trop mimi, câlin, jovial, joueur, sans malice (euh, il n'a que neuf  mois, c'est encore un "bébé") et tellement familier avec nous qu'on a du mal à se rappeler qu'il était si craintif au fond de sa cage au moment de son adoption !
Tino, viens, tu as le droit de sortir maintenant,
grand garçon !
Le 10 juin dernier, cela faisait plus de trois mois qu'il était arrivé à la maison, qu'il connaît maintenant dans ses moindres recoins, sauf la chaufferie, toujours fermée, où il me suit en silence pour y pénétrer en douce, et pour cause, il y règne une "odeur" très, très alléchante : depuis l'hiver dernier, il y a une souris qui s'est y réfugiée et elle ne veut plus en sortir !!! Olivier a juste aperçu une ombre lui filer entre les pieds un soir. Et j'ai trouvé du papier mâché. Depuis, je mets de la nourriture et de l'eau pour l'alimenter, mais je ne l'ai jamais vue ! Je me demande où elle niche car, à part la nourriture qui disparaît, je n'arrive pas à voir où elle peut faire le reste, enfin, vous voyez ce que je veux dire. J'espère qu'elle ne fait pas de bêtises dans ma nouvelle chaudière !!!
 
 
Voici en images les premiers pas de Tino dans le jardin.
 
Non, c'est vrai ? Ce n'est pas encore une de vos blagues, hein ?
 
Allez, Tino, ne fais pas le bébé, on t'attend !
 
Rôôô, il est grand ce jardin... Mais, en bon sprinter, je dois pouvoir arriver au fond en... 10 secondes chrono...
 
CHIPIE : "Quel vantard, ce mioche, il n'ose même pas franchir le seuil..."
ELLE : "Un vrai ressort sur pattes, mon tinosaure, je suis sûre qu'en 3 secondes, il est au fond du jardin !"
 
CHIPIE : Alors, tu viens ? ou on attend le déluge ? "Bon, il va falloir que j'aille le chercher..."
Bouge-toi, depuis le temps que tu rêves de rabattre le caquet à ces oiseaux qui te font des pieds de nez derrière les carreaux..."

CHIPIE : Allez, microbulus, n'aie pas peur, je te précède...
TINO : "Bon, s'il faut y aller, courage, courage, sinon les oiseaux vont s'esclaffer dans mon dos..."
 
"Prudence est mère de sûreté... Bon, ça va, ILS ont laissé la porte ouverte, on ne sait jamais, si je dois me replier en sixième vitesse..."
CHIPIE : Mais, oui, c'est moi, ta grande sœur ! Si tu veux bien, les effusions, ce sera pour une autre fois. La promenade est chronométrée, alors, pas de temps à perdre !
ELLE : C'est bien, ma Chipie, tu es vraiment une très gentille grande sœur, on est fiers de toi !  
 
TINO : Vite, vite, venez voir, j'ai vu une souris.
ELLE et LUI : Faut par rêver, on te dit que ce sont des feuilles mortes !
TINO : Mais si, mais si, je suis sûr qu'il y a une souris là-dedans ! Je l'aurai, je l'aurai....
Pfff... ILS ont toujours raison... Mais je n'ai pas dit mon dernier mot...
 
Oh, toi, tu ne ressembles pas aux oiseaux que je vois des fenêtres...
 
Ha, ha, c'est le marche-pied de Chipie, c'est par là qu'elle vient frapper au carreau de la cuisine quand la porte est fermée... Moi, pas besoin de ce tronc, ce sera directement du sol au rebord de la fenêtre en un bond...
 
CHIPIE : Attention, ça, c'est un rosier, ça pique !
 
 
CHIPIE : Non, microbulus, il n'y a rien d'intéressant derrière cette porte, c'est la rue, ce n'est plus chez nous... Je t'explique : on ne chasse pas les oiseaux dans la glycine, et on ne saute pas sur le mur pour aller dans la rue, compris ?
TINO : "Cause toujours..."
 
Je le connais bien ce bâton (non, non, rassurez-vous, ELLE ne me tape pas avec, c'est juste pour frapper sur les pierres ou les arbres pour me rappeler à l'ordre quand elle me surveille).
Je fais alors l'innocent et me réfugie sous les agapanthes favories de Chipie près de la maison, en réfléchissant à ma prochaine "bêtise"...
ou alors, je fais semblant d'aller donner un bisou à Chipie...
CHIPIE : Mais oui, c'est encore moi, arrête de me donner des bisous toutes les 5mn !
ELLE : Terminé pour aujourd'hui, les chats, on rentre !
Alors, j'ai été sage, hein ? Vous êtes fiers de moi aussi ? Non ??? Mais pourquoi...
ELLE : Ne fais pas l'innocent, Tino, tu sais très bien compter : trois grosses bêtises !!!).
Je vous trouve trop sévères. C'est comme si vous ne me faisiez pas confiance...
 

CHIPIE sur le grand mur
Memo : cela n'a pas manqué, Tino a suivi un verdier dans la glycine, puis il a sauté côté route. Il a eu peur dans la rue et ne s'est pas laissé attraper. Il a essayé de voir s'il pouvait resauter dans le jardin côté talus mais la route est en contrebas, et c'est plus difficile de remonter que de descendre ! Il a failli se réfugier  dans les douves (fossés) d'en face mais a eu peur de leur profondeur, si bien qu'il a paniqué et a couru sur la route avec la queue toute gonflée pendant quelques secondes !!! Heureusement que j'avais laissé ouvert le portail et il a pu rentrer par là. J'ai craignais qu'il se sauvât dans les maisons ou champs voisins...
Ensuite, non seulement il est monté dans la ceanothe à la poursuite d'un moineau, mais encore, avant même que j'aie pu le rappeler, il est passé directement par-dessus le grand mur pour aller sur le toit des remises et passer dans le jardin arrière, ouvert sur les champs du voisin, où il a eu très peur parce qu'il ne trouvait plus ses marques et avait perdu de vue l'entrée et la maison - et ses bipèdes chéris ! -, de sorte qu'il s'est planqué de trouille dans les énormes acanthes, sans nous reconnaître vraiment quand on a voulu l'en extirper. Finalement, en tapant dans mon bâton, il a pu sauter tout seul sur le toit de la remise pour repasser dans la ceanothe, puis redescendre de l'arbre et filer droit dans la maison, directement au premier étage où il s'est caché un long moment pour se remettre de ses émotions. Du coup, j'ai dû raser immédiatement (c'était prévu au programme mais à l'automne !) mes acanthes (ah, je ne peux plus la voir en peinture cette invasive, ses racines arrivent même à passer sous le mur pour refaire surface dans l'autre jardin où elle a déjà colonisé toute la plate-bande que je viens de replanter le long du grand mur !!!) pour qu'il ne puisse plus recommencer à nous faire attraper des tours de rein pour le sortir de ses cachettes ! Le lendemain, ce que je craignais aussi est arrivé : il a trouvé au bout du jardin principal le début du grand mur qui commence sur une butte et donc tout à fait accessible pour lui en un bond. Et, évidemment, il est monté dessus, sauf que, contrairement aux chats errants qui passent par là pour venir dans notre jardin, il a fait le funambule sur ce mur, jusqu'au petit pavillon où il a été arrêté par la bâtisse. Heureusement qu'il est revenu sur ses pas car c'était trop haut pour qu'il saute dans l'autre jardin... Au début de notre installation, Chipie aussi avait trouvé très amusant de monter sur ce mur, par la ceanothe, mais c'était moins inquiétant car elle le faisait du côté de notre maison et on la trouvait parfois sur le balcon de la bibliothèque. C'était devenu un jeu pour elle de nous faire ouvrir la porte-fenêtre d'en haut pour la faire rentrer. Heureusement qu'elle s'est lassée assez vite de ce cirque !!!
 
 
Chipie a pris l'habitude de faire la sieste dans ce trou à côté de la porte d'entrée piétons, depuis que j'ai dégagé le mur envahi de lierre et de ronces. Mais elle n'est pas très aventureuse et les rares fois où je l'ai vue dans la rue, elle est rentrée tout de suite à mon appel. Ce n'est pas le cas de Tino qui ne connaît pas encore bien les environs, il panique quand il entend les tracteurs dans le coin, et son premier réflexe est de se cacher dans un fossé.
Depuis les bêtises des premiers jours, où il a été en promenade surveillée, il semble avoir enregistré le fonctionnement de la maison : une demi-heure de promenade au lever, avant le petit'dej, ensuite tout le monde à l'intérieur, même Chipie pour que Tino ne se sente pas lésé... La semaine prochaine, je tenterai de leur laisser le champ libre avec la porte ouverte toute la journée, comme je faisais avec Chipie quand elle était seule, et j'espère qu'il fera comme elle : rester dans les limites du jardin clos.
J'avoue que j'angoisse un peu à l'idée qu'il ne rentre pas de la journée ou la nuit... Pour l'instant, il semble avoir compris ce que j'attends de lui, il rentre quand je le rappelle en frappant dans les mains ou avec le bâton contre les pierres... Pourvu que cela dure !
En tout cas, Chipie est adorable avec lui, ils jouent bien ensemble à cache-cache dans la maison, et, dans le jardin, elle l'attend patiemment pour qu'il la suive, sans succès parfois : quand il est distrait par un oiseau ou autres bestioles, il disparaît on ne sait où en un bond ! Ou alors, il la poursuit, et hier elle a même grimpé dans l'eucalyptus pour lui échapper : ils étaient comme deux gékos agrippés le long du tronc de l'arbre, c'était tordant ! 
 
ELLE : Je t'avais prévenu, mon petit Tino : on ne monte pas sur le grand mur et on ne va pas dans le deuxième jardin ! Consigné ! Mais, promis, la semaine prochaine, ce sera porte ouverte toute la journée pour vous...
 
 

samedi 6 mai 2017

chipie et les monstres du jardin


Au secours, il y a des monstres au fond du jardin !
Billet rédigé  par Chipie
Voici la saison où ma ELLE (Colibri) passe beaucoup plus de temps dans le jardin qu'avec moi. Qu'à cela ne tienne, je la suis pour faire l'inspecteur des travaux finis, comme à mon  habitude. Sauf que, depuis notre installation dans cette nouvelle maison, je suis offusquée d'entendre parfois "tiens Fifi...", et, lorsque j'accours toute contente pour qu'elle me gratouille le ventre, que vois-je ? Ce n'est pas à moi qu'ELLE parle, et elle me stoppe net dans mon élan en me disant "je n'ai pas dit Fifille, j'ai dit Fifi !".
En ce moment, c'est le même cirque que l'année dernière à la même époque, ELLE parle aux merlettes qui lui emboîtent le pas quand elle "bêchouille", "plantouille", et elle se moque de moi qui ne réagis même pas quand un juvénile (jeune merle) passe sous mon nez. Je ne vais pas attaquer ses amis à plumes, quand même, je suis civilisée, moi, je rassemble, je ne divise pas...

"Chipie, descends de là, on n'embête pas les oiseaux dans
leurs nids !"
Mais, à ce compte-là, je ne vais plus pouvoir attraper quoi que ce soit dans ce foutu jardin pourtant bien garni de choses intéressantes à se mettre sous la dent pour un chat : ELLE parle même aux lézards, et elle les enlève de ma bouche alors que j'ai mis plus d'une heure à patienter pour les attraper et les lui apporter comme cadeaux, toute fière !!! Et je ne parle pas de la souris qu'ELLE a pu un jour sauver, après une scène digne de Tex Avery : j'en avais attrapé une, la lui avais offerte, ELLE m'avait grondée en me la confisquant, la souris lui avait échappé des mains pour se réfugier sous un grand pot de terre, je lui avais couru après, avec Colibri sur les talons, la souris avait fait demi-tour, et tout le monde avait suivi en sens inverse, ce cirque a duré au moins un quart d'heure. Je crois avoir compris à ce moment-là ce que veut dire "tourner autour du pot", quand, enfin, ELLE avait pu la capturer dans un verre, pour la relâcher dans le  jardin arrière après l'avoir consolée de sa frayeur à coups de câlins sur la tête, si, si, à l'abri de mes griffes. Et devinez quoi, le lendemain, en ouvrant la porte du jardin arrière, il y avait une petite souris qui avait pointé son nez : était-ce la même qui cherchait à revenir dans le jardin principal, pour retrouver sa famille ?!!
Allez, trêve de bavardages, voici notre zoo presque au complet, en faisant, bien sûr, l'impasse sur la vingtaine d'espèces courantes d'oiseaux recensés pour le comptage : moineau, accenteur mouchet, pinson des arbres, verdier d'Europe, bergeronnette, troglodyte, pie, geai, grive musicienne, corbeau, chardonneret élégant, tarin des aulnes, pigeon, tourterelle, etc.

Jamais loin de Fifi, il y a Fofo, mais il est plus méfiant et son instinct lui dit sans doute qu'il faut bien qu'il en reste un pour s'occuper des juvéniles si ces Humains ne sont pas aussi gentils qu'on le croit, il ne s'approche pas trop, tandis que Fifi, elle, n'hésite pas à venir à quelques centimètres de Colibri pour lui arracher des mains les vers de terre ou larves diverses.
Un soir du printemps 2016, Jano a dévalé le talus donnant sur la rue, devant son bureau, pour venir inspecter les pots de fleurs en attente, si, des fois, il y aurait quelque chose à grignoter qui ne ressemblerait pas à du trèfle, à de l'herbe, histoire de changer de régime alimentaire. Il est venu trois soirs de suite, gambadant joyeusement au milieu du jardin comme un fou. Moi, je le surveillais de la fenêtre. Mais, pfff... les lapins, ça me laisse totalement indifférente, alors qu'ELLE parlait déjà de l'adopter !!! ELLE a découvert ensuite que Jano avait une famille nombreuse, très nombreuse, dans le jardin arrière. Et la voilà partie à acheter des carottes exprès pour eux, car les feuilles de chou, ils n'en voulaient pas : pfff..., le champ du voisin en est plein, ce n'est pas un cadeau ! Malheureusement, à la fin de l'été, Jano et tous les siens  avaient disparu, emportés par la maladie (une sorte d'hémorragie interne) qui a touché même les lapins domestiques. On ne sait pas si on va en revoir cette année, ELLE adore le spectacle qu'ils offrent de son arrière-cuisine où, après avoir mangé, ils chahutent à se courir après ou à jouer à cache-cache entre les arbustes de la haie qui nous sépare du champ voisin.

  
Jano : "Woah, des carottes déjà épluchées... ça change des choux et choux-fleurs du champ... J'en ferais bien mon ordinaire ! 
Ce jardin arrière est une vraie cantine pour les bêtes poils et à plumes, et elles sont voraces, Colibri va devoir prévoir un budget pour elles !
Les oiseaux : "M'dame, c'est l'heure de jeter des graines dans ton jardin, on a faim !"

Les lapins : "Zut, la dame, elle a oublié nos carottes, aujourd'hui..."


"Je ne sais pas ce qu'elle me veut la minette,
mais je préfère me barrer..."
Puis, Fafa  m'a fait peur quand elle a atterri dans le jardin principal, au milieu des brouettes ou autres engins qui font de drôles œuvres d'art très prisés de ces jardiniers du dimanche, j'espère seulement que ce ne sera qu'une exposition éphémère, on ne peut pas dire que ce soit très esthétique ! Je m'étais alors réfugiée dans la maison et, de la fenêtre de la cuisine, j'ai demandé, un peu affolée, à Colibri ce qu'était cet ovni dans le jardin.
Elle aussi a été très surprise de cette rencontre d'un autre type ! Sûrement une rescapée de la dernière chasse, qui a eu le temps d'engraisser, et comment, elle était énorme, plus grosse encore que les pintades de la ferme voisine ! J'ai fait la lionne dans la savane, mais en raison du manque de sœurs avec moi pour une chasse organisée, j'y ai renoncé, vu la taille de la bête, moi qui, déjà, devant une grive, fais semblant de ne pas l'avoir vue pour ne pas perdre la face ! On a ensuite aperçu dans le champ voisin, le pote de Fafa, Fafou, moins téméraire, il court vite se réfugier dans les bosquets à la moindre approche.
ELLE m'a aussi raconté qu'en désherbant un vieux mur, elle a rencontré Croaou, qui la regardait, immobile avec des yeux à vous faire tomber sous le charme ! Mais, chut, ne pas déranger !
Il était trop mignon, celui-là, et cela m'a rappelé le livre de Tom Cox, "Le bon, la brute et le Toudou", quand il y racontait que son père avait renoncé à enfiler sa chaussure parce qu'il y avait un crapaud qui dormait dedans ! Ça va, on se sent moins seul quand on lit des choses pareilles dont l'auteur est un journaliste qui a écrit beaucoup de livres sur ses chats, mais je crois bien que tous les doudingues des chats n'ont pas de réelle profession, à part celle d'être nos secrétaires dévoués !
"Colibri, viens voir, il y a une énorme bestiole en train de se dandiner au fond du jardin !"
Que dire d'une autre de mes frayeurs quand Roro, un héron cendré, qui se dandinait près du réservoir d'eau de pluie, a atterri dans le jardin ! Il est revenu deux jours de suite. ELLE a émis l'idée de lui acheter des poissons frais (mais pas vivants !) à mettre dans le réservoir pour le nourrir. "On va se faire enfermer si on continue à gagatiser comme ça avec les animaux", a dit le grand blond. Bon, tant que ce n'est pas méchant, ce n'est pas grave, hein, docteur ?! En tout cas, je leur ai défendu toute initiative en ce sens car je sais que le voisin d'à-côté a un bassin avec des poissons et qu'il se plaint que cet hôte indésirable y rôle souvent, donc ce n'est pas la peine de l'encourager à venir troubler mes siestes au soleil, quand je me souviens aussi que, dans le Jura, Oncle Henri pestait contre ses congénères qui, non seulement venaient dépeupler sa mare, mais avaient encore l'impudence de souiller tous ses arbres !
 
Un hôte beaucoup plus inattendu, celui-ci, s'est invité au sol la semaine dernière, alors que les rapaces, je ne les ai guère vus que faisant le Saint-Esprit au-dessus de ma tête, à l'image du faucon crécerelle qu'on voit assez communément par ici. Celui-ci, je ne suis pas sûre que c'en est un, il me paraît beaucoup plus grand.
Tous ces monstres me distraient beaucoup, tous les jours m'apportant leur lot de surprises. Et si, parfois, je rentre ventre à terre à la maison, ce n'est pas parce que j'ai peur, c'est juste pour dire à Colibri d'aller prendre des photos pour notre blog !
Je me souviens qu'un jour, elle a soupiré en disant : "J'aimerais bien avoir des hérissons dans le jardin, c'est mimi un Riri !".

Nid de hérisson sous les feuilles mortes
Et voilà que son vœu a été exaucé : en nettoyant le jardin des dernières feuilles mortes il y a deux semaines, elle a repéré un amas pas comme les autres... qui bougeait ! Un gros hérisson dormait sous les feuilles mortes de l'automne dernier (il y a du bon dans le fait de ne pas nettoyer constamment un jardin !) dont il avait fait un nid. Il ne s'est même pas réveillé quand ELLE l'a touché. Elle voulait le prendre en photo mais comme elle était très, très sale avec des gants pleins de boue, elle a remis au lendemain de sortir l'appareil photo. Mais le jour suivant, Riri était sorti de son nid pour aller on ne sait où, et, depuis, il n'est pas revenu. On espère qu'il reviendra, j'ai dit à Colibri que ce n'était pas la première fois que je venais dans ce coin le chatouiller un peu, mais mes deux dadais d'Humains n'avaient pas mis les pieds dans le jardin depuis l'automne dernier, tant mieux d'ailleurs pour les hérissons qui aiment bien faire leurs nids dans les tas de feuilles mortes. Et d'après ce qu'on en dit dans les livres, il paraît qu'ils ont parfois plusieurs nids. Du coup, ELLE a décidé de ne plus nettoyer les haies au fond du jardin, pour laisser encore quelques endroits propices à nids de hérissons. Qui sait, on reverra peut-être un jour cette jolie scène capturée près de notre ancienne maison. ILS sont inconditionnels des hérissons, mes Humains, il faut entendre comment ils en parlent avec des trémolos dans la voix !

Colibri : "Bon, les Titoons, ce n'est pas tout, mais votre secrétaire a d'autres chats à fouetter, alors vous allez restés consignés sur votre blog un petit moment sans elle, je le crains...".

Memo : la photo de Chipie en tête de billet est floue, mais elle est trop mignonne quand elle galope, je la trouve encore très en forme pour son âge (bientôt 14 ans). La plupart des captures d'images datent du printemps de l'année dernière, mais, comme d'habitude, j'ai toujours beaucoup de retard dans l'actualisation de mes blogs publics alors que, pourtant, j'aime bien m'y détendre...