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mercredi 26 avril 2017

les derniers jours du jouet fétiche de Zeb, ou Tino dit le Redoutable (ou l'Attila des jouets)

Pour un microbulus, ainsi surnommé par nous désormais, quand on a su par le véto qu'il sera plutôt d'un petit gabarit, Tino n'en est pas moins redoutable en force et énergie. Ne pas se fier à la taille ! Je suis obligée de le surveiller de près, non que je craigne qu'il ne saccage toute la maison, de cela, je m'en fiche complètement (pas matérialiste pour un sou je ne suis !), mais il a l'habitude de tout porter à sa bouche et,  je le crains, d'avaler aussi n'importe quoi ! Il a détérioré déjà tellement d'objets (précieux peut-être, mais pas indispensables), saccagé les couvre-lits sous lesquels il aime faire du "tunnels" pour s'amuser ou qu'il prend pour des ennemis à éventrer, démantibulé tant de jouets anciens ou neufs, achetés exprès pour lui, que je me demande s'il ne va nous manger tout crus bientôt !!!
En images, ci-dessous, le résumé de ses méfaits sur les jouets, et spécialement sur le chat rose, qui était le jouet préféré de Zeb, qui était passé entre les pattes de ses sœurs sans égratignure. Mais ça, c'était avant l'arrivée de Tino dit le Redoutable ou l'Attila des jouets !

Zeb : "Je veux bien que tu prêtes mon chat rose à mes sœurs et frères à venir, mais il ne faut pas qu'ils le massacrent, d'accord ?"
Chipie : "Bien sûr, je vais en prendre soin de ton jouet, frangin, sinon ELLE va me tanner le cuir !"


Chipie l'aimait bien aussi ce chat rose, elle l'avait adopté comme doudou. De toute façon, elle n'a rien d'un "Terminator", et, à part faire ses griffes sur les meubles quand elle oublie qu'elle a des griffoirs un peu partout (cinq dans la maison !), elle n'a jamais rien cassé en quatorze ans !

 
Et même Tara a eu droit au chat rose de Zeb lors de son séjour chez nous, alors qu'elle n'était pas prédisposée à jouer avec des artifices et que sa "placeuse" m'avait dit qu'elle ne savait pas jouer... A croire que ce jouet est irrésistible !


Bien sûr, Tino a aussi eu  le privilège de jouer avec ce chat rose lors de son arrivée à la maison. Je l'avais prévenu que c'était le jouet fétiche de Zeb et qu'il fallait en prendre soin, car, en 26 ans, il n'avait perdu qu'un seul œil ! Je ne sais pas pourquoi j'ai toujours gardé ce jouet après le départ de Zeb. Il nous a suivis dans nos déménagements successifs et il est resté très longtemps à côté de moi, sur mon bureau. Mais donner des consignes à Tino qui, par ailleurs, est très obéissant pour un chat (il capte toute intonation de voix pour comprendre ce qu'on attend de lui), pfff..., c'est comme pisser dans un violon. Voici ce qu'il en reste, après, à peine quelques heures entre ses pattes et ses crocs acérés :
...  je ne sais pas ce qu'il a fait du second œil, j'espère qu'il ne l'a pas avalé ! Du coup, j'ai éliminé tout jouet non naturels, il n'a plus droit qu'à des chaussettes en coton, des bouts de cuir de mes ceintures usagées. Et je ne sais pas non plus, comment, en même pas une demi-heure, il a réussi à déglinguer le perchoir de Chipie, quand, enfin, elle l'a autorisé à y jouer !

 
Le perchoir de Chipie avant et après la tornade Tino !
Plus rapide que son ombre, Tino l'Attila des jouets, encore dit Tino le Redoutable ! 
A part ça, c'est un chat adorable... quand il dort !!!

Tino : "Ne croyez pas tout ce qu'ELLE écrit sur moi... La preuve, n'ai-je pas l'air du plus sage des chats de la planète ? En vérité, je vous le dis...".

mardi 28 mars 2017

tino et le fauteuil rouge, histoire sans paroles (presque)

"Tino, arrête de faire tes griffes sur ce fauteuil tout (presque) neuf !"
 
"Et de ce côté, je peux ?"
 
"Non plus ? Rôôô, vous êtes compliqués, les Humains !"
 
(Dommage, comme terrain de jeu et comme arbre à chat, c'est pas mal...)
 
NB : Chipie se plaint que je ne parle plus que de Tino sur ce blog. Je prépare donc un long billet pour elle toute seule, mais il faut que je retrouve des photos de l'année dernière, du temps où elle était encore seule, avec les "monstres" du jardin, un billet que j'ai sous le coude depuis le printemps dernier mais que je n'ai pas eu le loisir de finaliser.

vendredi 24 mars 2017

un mois après, ou tino l'attila des jouets

Voici un mois que Tino fait partie de notre vie, dans laquelle il s'est installé rapidement. Il ne lui manque plus que le droit de sortir, d'aller explorer le jardin en compagnie de Chipie. Je crains cependant qu'il ne soit beaucoup plus aventureux qu'elle. Je n'ai pas connu Chipie chaton, je suppose qu'elle était un peu turbulente aussi. Tino, lui, bat les records d'énergie, il m'épuise (ou alors je vieillis !!!), je me demande comment je vais faire quand il faudra lui courir après dans le jardin pour lui montrer ce qui est permis ou non, et surtout, le rappeler, il est capable de sauter par-dessus les talus sans crainte ! Dans la maison, il a l'œil partout, a déjà ouvert toutes les armoires, est monté sur tout ce qui est en hauteur (mais pas de casse, pour l'instant !), observe le moindre de mes gestes et comprend tous les codes gestuels du premier coup, libre à lui de les interpréter à sa façon et d'obéir ou non ! Un vrai modèle d'intelligence et de vivacité !
Il me rappelle Zeb, il adore jouer. A part attraper les mouches, exercice dans lequel il excelle, il pratique volontiers la balle en tout genre. Mais ce n'est plus la peine de lui acheter des balles exprès - je ne sais pas où il les planque, je ne les retrouve pas en fouillant sous les meubles -, il suffit de rouler en boule une feuille de papier, il en fait son bonheur car, à l'inverse des balles en caoutchouc, il peut les transporter dans sa gueule et me les rapporter ! Du coup, je retrouve du papier mâché partout et, pire, il a pris l'habitude de mâchouiller nos magazines !
Quant aux jouets de mon cher Zeb que je gardais précieusement comme un signe de sa présence qui ne me quitte pas, euh..., j'ai beau expliquer à Tino que ce sont des collectors, il met tout en pièces sans états d'âme !
"Tino, je te signale que ce chat rose est un collector, c'était le jouet préféré de Zeb ! Ne le massacre pas, hein ?!!"
Bon, je ne sais pas ce qu'il a fait de la queue de cette souris, une grosse ficelle rouge,
ni comment il a détaché ce pompon de son arbre à chat ! Il faut dire qu'il a la fâcheuse manie de tout mordiller, peut-être d'avaler... Du coup, j'ai éliminé tout jouet en plastique.

"Quoi, elle n'est pas bien ma raquette naturelle pour jouer à la balle ?"
Sa première visite chez le véto s'est bien déroulée. J'ai eu du mal à le mettre dans son panier, comme s'il pressentait quelque chose, alors que pour jouer, il y entre sans problèmes. Il était en âge d'être opéré, du coup on a tout fait en même temps : les vaccinations, la puce et la stérilisation. Il était content de rentrer à la maison, je crois qu'il n'était pas très rassuré sur son sort au départ, craignant peut-être qu'on l'emmenât chez un autre adoptant... Chez le véto il a été adorable, n'a même pas miaulé alors qu'il était entouré d'un chien et de chats, dont un magnifique Norvégien roux, ce qui accentuait encore le côté lion de sa superbe tête.
Le lendemain, Tino était déjà frais comme un gardon et, depuis, il met toute la maisonnée en ébullition, tellement il est infatigable, surtout la nuit, alors qu'il dort toute la journée !
Il commence à bien connaître la maison et s'amuse à guetter Chipie au coin de chaque pièce ! Leur cohabitation se passe bien, même si, timides tous les deux, ils ne sont pas encore franchement en train de chahuter ensemble, du fait aussi de leur différence d'âge.

Chipie se demande pourquoi je referme la porte derrière elle maintenant. Elle s'attend toujours à voir Tino la suivre dehors, depuis qu'il ne la lâche plus d'une semelle dans la maison ! 
La prochaine étape pour Tino, ce sera la découverte du jardin, mais je ne suis pas pressée. Peut-être dans une semaine. Mais j'ai hâte car ce sera plus pratique pour nous, sans avoir à surveiller si l'un est dedans pendant que l'autre fait sa promenade ! Et, avec les beaux jours, les portes seront ouvertes toute la journée...
Je voudrais que Tino se sociabilise avec les autres humains. Pour l'instant, il a le réflexe de s'enfuir et de se cacher quand il entend des voix inconnues. On ne l'a pas vu de la soirée lors de notre première réception depuis son arrivée, il devait être caché sous le lit de notre chambre, son nouveau refuge !
"Ça y est, ils sont partis les invités, je peux redescendre ?"
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mardi 21 mars 2017

totolino, le gentil squatter

Fin octobre dernier, j'ai aperçu au fond du jardin la silhouette d'un chat blanc, que j'ai pris pour Tara qui avait l'habitude de suivre le matou du voisin d'en face de la route principale, un énorme chat noir et blanc, qui vient parfois dans notre jardin mais qui reste à distance de nous. Conclusion hâtive : Tara aime les costauds !
Celui qu'elle avait choisi est très balèze, elle le suivait souvent chez lui, puis revenait ensuite en traversant la route et en sautant sur le talus qui la surplombe, assez haut, ce qui me contrariait beaucoup, j'avais toujours peur des camions ou tracteurs qui passent par là, souvent à vive allure. Mais, bon, elle avait l'habitude de "courir", et les mâles du quartier sont rarement opérés (encore un sujet qui fâche !), et elle avait bien vécu avant de me rencontrer, alors, je n'avais pas mon mot à dire !
Or, quand je l'avais appelée, pas de réponse, ce qui était inhabituel, elle qui, dans le jardin, courait toujours me rejoindre en miaulant joyeusement, à l'inverse de Chipie qui fait semblant de regarder en l'air avant de revenir très, très lentement mais sûrement avant que je ne ferme la porte ! En fait, il ne s'agissait pas du tout de Tara, mais d'un chat tout blanc-crème, qui s'était tranquillement assis pour observer de loin notre maison.
Deux jours après,  il est revenu, cette fois-ci plus près de l'habitation, à côté de la glycine du portail piétons. Je l'ai appelé, il m'a regardée sans s'enfuir. Puis, il a aperçu Chipie qui était déjà dans la glycine, un de ses coins favoris pour se planquer et embêter les oiseaux qui sont nombreux dans la haie très dense longeant le jardin de ce côté-là. Elle a fait semblant de le "chasser", mais il n'a pas eu peur et n'a même pas bougé ! Pfff..., lionne de pacotille !!! Du coup, vexée, elle est revenue vers la maison, l'entraînant dans son sillage. Ils sont restés à s'observer gentiment sur le muret devant la maison. Le même spectacle s'est répété plusieurs jours de suite.
 

 
Chipie et lui ont pris l'habitude de se rencontrer sur ce muret.
 
Puis, un jour, alors que je savais Tara et Chipie dehors, j'ai eu la surprise de voir descendre de l'escalier du premier étage l'inconnu blanc qui est passé devant moi sans frayeur, se dirigeant même d'un pas très sûr vers... la cuisine (c'est là que sont les gamelles des chats) ! Sans plus de formalités, il a mangé, puis est parti faire sa toilette dans le salon, avant de s'endormir, comme s'il avait déjà ses habitudes dans la maison !

La même scène s'est jouée les jours suivants sans variante, sauf que je commençais à trouver des traces de pattes partout sur mes plans de travail dans la cuisine, ce que je n'aime pas du tout (mes chats n'y montent jamais). J'ai donc guetté l'inconnu, qui y renversait aussi les poubelles, beurk, ça non plus mes chats ne le font ! Je l'ai attrapé et lui ai mis le nez dans les gamelles. Il a compris tout de suite et n'a plus recommencé, c'est génial ! Il mangeait volontiers, passant d'un plat à l'autre sans savoir encore ce qu'il préférait. C'était assez drôle de le voir revenir sur un plat plusieurs fois après avoir goutté les autres.
La facilité avec laquelle on pouvait le prendre dans nos bras laissait supposer que c'était un chat domestique. Je ne l'avais jamais vu dans le quartier. Il était incroyablement doux et calme, très réceptif aux ordres et aux câlins aussi. Son apparence était plutôt soignée, et il ne sortait jamais ses griffes pour se débattre ou jouer... A croire qu'il avait côtoyé des enfants.
Ses allées et venues ont duré ainsi une quinzaine, il venait tôt le matin guetter Chipie qui lui plaisait bien, manger, faire la sieste n'importe où dans la maison qu'il connaissait par cœur maintenant, sachant même "frapper" au carreau de mon arrière-cuisine pour que je lui ouvre, alors que jamais les filles n'ont eu accès au jardin arrière non clôturé, qui donne sur les champs voisins puis la mer. En tout cas, on ne sait pas si elles y sont allées hors de notre surveillance, je n'ouvre jamais les portes de cette façade pour elles. C'était un soir, il faisait déjà nuit, et il avait faim ! En général, il repartait je ne sais où dès la nuit tombée. Ce soir-là, il était très tard, je pensais qu'il resterait dormir. Mais il a réclamé à partir après s'être restauré. Cela m'a rappelé Jolicoeur, mais, à l'inverse de celui-ci, l'inconnu n'avait pas l'air d'un chat livré à lui-même. On se demandait à qui il pouvait appartenir, j'ai interrogé les voisins limitrophes, personne ne savait. On a supposé qu'il avait peut-être été abandonné, lui aussi, comme Tara, par des résidents secondaires qui seraient repartis sans lui après les vacances de la Toussaint.

Un soir d'orage, il s'est manifesté à la porte-fenêtre du bureau d'Oli, tout trempé, en sautant sur la vitre et en miaulant de tout son coffre. Comme il était presque une heure du matin, on en a conclu qu'il n'avait pas de gîte où s'abriter. Après avoir fait sa toilette, il s'est installé pour prendre ses aises et dormir. Les filles le toléraient bien, Tara avec indifférence, filant droit retrouver son amoureux chez le voisin dès la porte ouverte, Chipie, elle, traînant près du muret en attendant Totolino. Dans la maison, il cherchait toujours une place près d'elle, pendant que Tara ne songeait qu'à son débardeur des halles pas très aimable avec nous.
Du coup, nous voilà encore partis dans des projets d'adoption de ce chat vagabond, qu'on a appelé Totolino, dit Toto, nom auquel il ne répondait absolument pas, bien sûr, les premiers temps. On s'était donné une quinzaine de jours pour réfléchir à ce qu'on allait faire de lui, d'autant plus que c'était déjà un beau mâle qui n'était pas opéré.
"Mais quel âge as-tu donc, Totolino ? Comme dirait le véto, tu as ce qu'il faut, où il faut, ce serait temps de te faire opérer ! Euh, en attendant, tu ne fais pas pipi partout chez moi, hein ?!"
Un mois a ainsi passé, quand, un soir on prit enfin la décision de l'emmener chez le véto le lendemain pour savoir s'il était identifié, et, dans la négative, pour le faire opérer en vue de son adoption, tout en restant quand même très dubitatifs sur le fait qu'il soit "errant". Et si on passait d'abord une annonce pour savoir s'il a des maîtres ?
On n'a pas eu à trancher. Ce matin-là, fin novembre, Toto est sorti de la maison comme d'habitude, a humé l'air puis, après quelque hésitation et m'avoir lancé un drôle de regard, il est parti à grands pas décidés vers le fond du jardin. Je l'ai appelé, mais il se s'est pas retourné.
On ne l'a jamais revu.
Ses maîtres étaient-ils revenus dans leur résidence secondaire, l'avaient-ils récupéré ? C'est tout ce qu'on espérait pour lui, tandis qu'on avait fait un tour dans le quartier pour voir s'il n'y avait pas eu d'accident de chat sur le bord des routes...
Tant de questions sans réponse, face à une situation qui n'est pas inhabituelle ici où on nous raconte que, souvent, quand les gens n'arrivent pas à faire rentrer leurs chats le jour du départ, ils n'hésitent pas à les laisser sur place en sachant qu'ils "sauront se débrouiller" ou "trouveront toujours une maison charitable", les plus responsables prévenant toutefois les voisins, les autres faisant l'autruche, s'en fichant complètement, comme si un chat avait forcément la capacité de survivre dans la nature. Ce fut d'ailleurs le cas de notre adorable Tara, que je raconterai ultérieurement.
Quelle drôle de conception de la responsabilité d'avoir un animal. Il m'est bien arrivé des fois de retarder mes départs de quelques heures, voire de les remettre au lendemain, quand mes chats ne rentraient pas à temps, ou alors je ne les laisse pas sortir le jour où on doit prendre la route avec eux...
Depuis le départ de Totolino, qui nous a laissés bien tristes car on s'étaient attachés à lui, sans toutefois que ce fût la même chose qu'avec Tara, car il n'était pas encore "adopté" dans notre esprit, on espère toujours le revoir un jour revenir dans notre jardin, ou taper au carreau comme il sait si bien le faire...
 "J'espère que ce n'est qu'un au-revoir, Totolino, reviens vite !"
 
Quelques photos de notre gentil squatter

 
 
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