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jeudi 29 septembre 2016

Tara, la philosophe



Colibri : Tara passe beaucoup de temps sur mes genoux. Quand je travaille, elle ralentit mon rythme et me déconcentre car elle réclame tout le temps des caresses, ce n'est pas bon  pour mon chiffre d'affaires !!! On l'a surnommée "Miss Cocolle", et parfois je l'appelle encore "Tadosse", son surnom à l'arrivée chez nous, tellement elle était maigre. Il lui manquait, selon le véto, au moins 500g sur les os pour atteindre un poids normal. Aujourd'hui, elle les a acquis. Il faut dire qu'elle dévore, même le foie de lapin que tous mes chats à ce jour dédaignaient. "Princesse" lui va bien aussi !



Tara : "Ah... Je t'empêche de travailler... Bon, qu'à cela ne tienne, je vais voir dans le bureau d'à côté..." 


Tara : "Oh la la, il est trop bavard son client, abrège, abrège, dis lui que tu as plus urgent à faire, c'est-à-dire jouer avec moi !"
En elle-même : Mais qu'est-ce qu'ILS ont tous à parler de boulot... D'abord, ça veut dire quoi, "travailler" ?
Colibri : "Ma petite Tara, "l'homme se fait en faisant quelque chose". Et certes, si notre premier salaire est la satisfaction qu'on tire de notre travail, celui-ci nous permet surtout de remplir ta gamelle !!!"

Tara : "Mouais... Vu sous cet angle... Je devrais peut-être les laisser travailler un peu..., beaucoup, passionnément !"

mercredi 14 septembre 2016

dimanche 28 août 2016

la vie continue, ou Tara la nouvelle

Je m'appelle Tara, nom qu'a choisi de me donner Colibri, chez qui je viens d'arriver, alors qu'elle ne m'attendait pas vraiment. Mais on lui a demandé un sauvetage, elle a hésité à cause de mon âge (1 an et demi), de mon histoire : abandonnée il y a deux mois par des résidents secondaires qui sont repartis sans moi, j'ai erré dans mon ancien quartier en quête de nourriture que les uns et les autres voulaient bien me donner ; une gentille dame blonde me nourrissait régulièrement, je voulais squatter chez elle, mais elle avait déjà deux chats à elle plus celui de sa fille qu'elle gardait, je leur crachais dessus, jalouse de leurs privilèges croyait la dame, mais, en fait, j'étais "pleine" d'un gros matou sauvage qui traînait par là et qui ne m'avait pas demandé mon avis, et je voulais protéger les petits (cinq !) que j'avais dans le ventre ! Bref, la gentille dame devait bientôt repartir à Paris et cela la chagrinait que je me retrouvasse à nouveau en errance. Déjà que je n'ai que la peau sur les os, bien qu'elle m'ait bien nourrie pendant ces temps-ci, je ne résisterais pas longtemps à la misère quand l'hiver viendra...
Colibri était d'accord pour m'adopter, même si elle aurait préféré choisir elle-même un chaton en octobre prochain. Elle n'avait pas beaucoup de place dans son programme d'août pour m'emmener et me faire suivre par un vétérinaire. Aussi, les deux femmes se sont mises d'accord pour que la gentille blonde s'occupe de moi jusqu'à son départ mais aux frais de Colibri, qui a voulu que le vétérinaire m'opère, me fasse les vaccins, le tatouage et tutti quanti ! Bref, voici quinze jours que je fais des allers-retours chez un drôle de monsieur en blouse bleue. Mon ventre est moins rond, j'ai des fils et des agrafes que j'arrache comme je peux, on me donne des cachets "appétence" que j'avale sans difficulté, on me passe de la pommade et on me masse sans que je proteste. La gentille dame blonde s'est occupée de moi comme d'une princesse, cela ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps...
Aujourd'hui, Colibri est allée me chercher chez la dame, qui a presque pleuré en me voyant partir dans la cage à chat. Je me demandais ce qui m'arrivait encore, mais comme j'avais déjà rencontré Colibri une fois et que je l'avais trouvée gaga des chats, je n'ai pas beaucoup miaulé dans la voiture. Ah, heureusement qu'il y a de gentils Humains pour rattraper d'autres... Il paraît que cet été a battu les records d'abandon...
Je suis arrivée dans une grande maison. A travers la cage, on m'a présentée une vieille fille répondant au nom de Chipie, elle le porte bien son nom, elle m'a craché dessus !!!
Puis je suis partie en isolement dans le bureau de Colibri où elle avait déjà tout installé pour mon confort : une corbeille toute neuve, de la litière, des gamelles. J'ai mangé et bu sans complexe, j'ai essayé le canapé, la corbeille, et même la litière. Ensuite, j'ai collé aux basques de Colibri tout le temps. Il faut dire que je suis en manque d'affection, et que j'ai peur d'un nouvel abandon. Alors je préfère me manifester pour qu'on ne m'oublie pas ! En ce moment même, je suis sur les genoux de Colibri pendant qu'elle écrit sous ma dictée, voyez comme je me sens déjà chez moi !
On trouve que j'ai de jolis yeux bleus, que je suis hyper câline ; je ronronne tout le temps, et j'ai un regard si doux, je suis, en un mot, craquante ! ILS ont de la chance, d'avoir pu m'adopter !
Bon, j'espère que la Chipie sera moins hostile demain. Colibri dit que c'est la première fois qu'elle "crache" contre un autre chat qui vient dans la maison. Sentirait-elle que la concurrence va être rude avec une minette aussi jolie et gentille que moi ?
Colibri : "Tara, il te manque un kilo de chair sur les os pour être très, très belle ! Et j'espère que tu auras aussi perdu ton air triste dans deux petits mois, et que, euh... tu seras moins cocolle que Zeb, parce que travailler avec un chat sur les genoux, ce n'est pas très productif, et j'ai perdu l'habitude !"
 
Memo : c'est toujours difficile de choisir un nom pour un chat. J'en voulais un qui soit bien distinct de Chipie, pour qu'elles répondent bien à leur nom quand je les appelle. Il fallait donc des voyelles sonnant différemment.
Tara serait une gouttière mâtinée de siamois, d'après le véto... 
 

lundi 15 août 2016

adieu à un ami très cher

Aujourd'hui disparaît de la vie de la toile Aristote, un ami qui était très cher à mon Zeb parti bien trop tôt pour moi mais à un âge presque canonique pour un chat (20 ans). Aristote était omniprésent sur les blogs de Sacha, une amie virtuelle de mes premières heures de blogueuse. Vous trouverez sur le blog de Sacha, ICI, en cliquant sur le lien, un billet tout en délicatesse où elle a trouvé des mots magnifiques pour parler d'Aristote qui était, comme mon Zeb, un membre de sa famille à part entière, tout en étant entièrement à part : chaque chat est unique, comme on le sait, mais certains sont plus présents que d'autres dans tous les instants de notre vie, partageant celle-ci à chaque pas. Tel le faisait Aristote, dont toutes les photos publiées sur le blog de Sacha dans son dernier billet me rappellent tant les attitudes de mon cher Zeb, qui m'a laissée bien désemparée à son départ, à tel point qu'aujourd'hui encore il n'y a pas un instant dans la journée où je ne pense à lui. Je l'appelais Monsieur La Glu, c'est pour vous dire que c'est normal qu'il me manque "épidermiquement",
lui qui savait si bien m'entourer de ses bras quand il dormait sur mes genoux pendant que je travaillais...

...ou qui adorait se coller contre mon dos pour faire la sieste quand je lisais dans la bibliothèque...

... mon petit prince...


... avec ses grands yeux ouverts sur notre monde qu'il a quitté sans souffrance longue et inutile.
Aujourd'hui, je suis sûre qu'il est déjà en train de guetter l'arrivée d'Aristote pour l'emmener gambader avec lui dans les vertes prairies de la vallée merveilleuse où il vit désormais au-delà de l'Arc-en-ciel...

mercredi 10 février 2016

lendemain de tempête

Colibri : "La tempête a bien sévi dans notre région, tout au long de la semaine, avec un pic ces deux derniers jours. Chipie a un gros rhume et n'est pas sortie beaucoup. Entre deux averses et deux tombées de grêle, elle s'y risquait un peu, à peine quelques minutes, histoire de nous faire attraper froid en laissant la fenêtre ouverte pour elle ! Car je ne sors avec elle que lorsqu'il fait beau. Elle s'attarde alors volontiers, soit pour jardiner avec moi, soit pour musarder pendant que je repense le jardin.
Ce matin, le calme est revenu. Elle m'a suivie volontiers pour constater les dégâts. Le sol est détrempé. Le vent a cassé l'une des plus belles branches du vieux cèdre, il va falloir la faire enlever pour qu'elle n'en entraîne pas d'autres dans sa future chute et n'écrase pas les arbustes qui sont dessous. Il faudra peut-être aussi étêter la cime..., désormais fragilisée. Quel dommage ! M'enfin, il y a par ailleurs tellement de dégâts plus importants que je ne vais pas me plaindre de si peu. Quoique... Cet arbre, qui plus est, a été planté, aux dires de l'ancien propriétaire, l'année de ma naissance, était pour moi un point de repère dans ce nouveau lieu de vie que je n'ai pas encore pris le temps de m'approprier... Pas comme Chipie, qui en a déjà fait le tour et repéré tout ce qui l'intéresse..."
Tu es sûre, Colibri, qu'Eole est parti voir ailleurs si j'y suis ? Parce que...

... même si mon véto trouve que je suis un peu enveloppée, donc bien lestée, et que je suis bretonne, le vent à décorner le diable, bouuhhh, je n'aime pas ça !

Colibri : "Mais oui, Chipie, tu ne crains plus rien, c'est le calme plat, aujourd'hui, du moins, ce matin, car, tu le sais, en Bretagne, on peut avoir plusieurs saisons dans la même journée !"

Mais, c'est détrempé partout ! Ca ne va pas arranger mon rhume...

Les oiseaux : "Hi, hi, vous avez vu la minette, en bas, elle n'ose même pas poser la patte par terre !"

Mouais... Vous avez de la chance, là-haut, Colibri m'a demandé de ne pas toucher aux oiseaux, sinon je vous prends en brochette d'un seul coup tous autant que vous êtes !
Et ce n'est pas la peine de ricaner, je n'aime pas mouiller mes papattes, et alors ???

Je vais me venger sur les mulots, eux, j'ai le droit de les chatouiller un peu, si je ne les mange pas...

Coucou, les mulots, vous êtes où, c'est moi votre copine qui aime bien vous chatouiller.
Colibri :"Il y a beaucoup de trous de mulots dans le jardin. J'adore regarder Chipie enfoncer son bras, euh sa patte jusqu'au fond, sans jamais avoir réussi à en attraper un, pour l'instant !"

Pfff... Même l'herbe a bu jusqu'à plus soif, je vais devoir écoper avant de marcher dedans...
Où aller, où aller... Bon, l'allée du fond, je n'y vais presque jamais à cause de la route qui passe à proximité. Aujourd'hui, ce n'est même pas la peine d'y songer, ce doit être un vrai bourbier...

J'en ai assez de sautiller sur les griffes, ce n'est pas la peine de m'attarder, je vais attendre le vrai beau temps pour remettre mon nez dehors. D'ailleurs...

... vite, vite, aux abris, il y a une nouvelle rincée qui se prépare, parole de bretonne !
 
Colibri : "A peine Chipie rentrée, effectivement, la grêle s'est à nouveau abattue sur le jardin ! J'ai juste eu le temps de photographier la branche cassée du cèdre, avant que le jardinier ne l'enlève...".

jeudi 4 février 2016

le rêve secret de chipie...

... voler sur le dos d'un oiseau, de préférence un colibri !!!
(cette image est empruntée au photographe dont l'image a fait le tour du web et dont on parle, notamment, ici (cliquer sur le lien) :
http://news.google.fr/news/url?sr=1&ct2=fr%2F4_0_s_4_1_a&sa=t&usg=AFQjCNFII9w4I6t5Qr3yvDlr4IvAJXgO9w&cid=52779282449341&url=http%3A%2F%2Fwww.maxisciences.com%2Foiseau%2Fl-039-incroyable-histoire-du-pic-vert-qui-volait-avec-une-belette-sur-le-dos_art34413.html&ei=bzz3VJGqDK-WigangoGACQ&rt=HOMEPAGE&vm=STANDARD&bvm=section&did=1716314344718551174&sid=fr_fr-t&ssid=t&at=dt0

Pffff..., c'est ce qu'ELLE croit ! M'enfin, Colibri, j'ai les pieds sur terre, moi, et je tiens à les y garder ! Va donc t'occuper de ma future maison, celle dont tu me rebats les oreilles depuis six mois, parce que j'en ai assez, moi, de vivre au milieu de cartons qui ne vont pas être déballés parce qu'ils vont bientôt déménager à nouveau !
Ce billet est en très grand différé puisque, depuis, nous avons effectivement déménagé, pour clore le bec, euh la parole à Chipie !