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jeudi 22 septembre 2011

retrouvailles au sommet de l'arc-en-ciel

Zeb et Teja, au milieu du pont de l'Arc-en-ciel
ZEB : "Les lueurs de l'aube étaient douces, ce matin-là. Je me suis réveillé tôt, très tôt, sans trop savoir pourquoi, comme mu par l'intuition de devoir être prêt pour un rendez-vous à ne pas manquer. Mes pas me conduisirent au milieu du pont de l'Arc-en-ciel. En quittant la belle vallée fleurie, je souriais en voyant, derrière moi, la vieille Misty, qui ne m'aimait pas trop lorsque nous vivions ensemble, me trouvant un peu turbulent, et la petite Nimbusse, ma fiancée de toujours, celle qui m'avait accompagné bien longtemps dans ma vie en contrebas du pont, en silence, sans jamais me reprocher quoi que ce soit, se pliant volontiers à toutes mes fantaisies, et que j'ai fini par rejoindre ici, heureux de la retrouver telle qu'elle m'avait quitté. Elles somnolaient toutes les deux ensemble, comme les bonnes copines qu'elles étaient, dans les premiers rayons des mille soleils qui irradient ce pays merveilleux qui nous abrite lorsque l'âge ou les maladies terrestres ont raison de nous, où nous sommes toujours heureux d'accueillir les nouveaux arrivants, tous âges confondus, de quelque origine qu'ils soient, pour l'éternité, ce beau statut dont tous nos Humains rêvent tant et que nous, Chats, sommes certains d'acquérir, sans scepticisme aucun, quel que soit notre parcours suivi sans, avec ou chez Eux. Sur le chemin du pont, je croisais Teodolinda, de la Tribu de Paola, venue récemment nous rejoindre, qui discutait avec Dada, encore une de la Tribu… Sur un arbre plein de jouets rigolos s'amusaient comme des fous Esteban et Djanira, les bambini de la Tribu, trop tôt arrachés à celle-ci mais ayant trouvé réconfort ici, sans aucune adversité, sous l'oeil attentifs des adultes. Ils me saluèrent d'un joyeux "Papily Zeb !" et me demandèrent où j'allais ainsi de si bonne heure, me faisant promettre de leur montrer encore quelques tours de magie quand j'aurai le temps, plus tard, lorsque le devoir qui semblait m'appeler aura été rempli... Soudain, mon cœur bondit dans ma poitrine. Le rythme de ma respiration s'accéléra. J'étais à l'entrée du pont et abordais sa montée lorsque je vis, au loin, une silhouette familière qui s'avançait, par l'autre côté, tranquillement vers moi, de sa démarche sûre et altière, du haut de ses 22 ans, avec sa sérénité habituelle qui le faisait apparaître si sage, de cette sagesse que tant de nos congénères lui enviaient et qu'il savait dispenser sans grand discours... Dans les premières étincelles dorées du jour qui allait éclater, je vis briller son beau regard bleu qui illumina tout l'espace… Je compris tout d'un coup pourquoi j'étais au  milieu de ce pont, ce matin-là. Mon vénérable ami Teja venait de l'enjamber, dans la nuit, tranquillement, se coulant dans ce sommeil sans réveil mais si paisible que les Humains n'auraient pas le cœur de nous en sortir… Le mien ne m'avait pas trompé : il fallait que je sois là, tôt, ce matin-là, pour accueillir mon vieil ami, il comptait sur ma fidélité, et pour rien au monde, je n'y aurai failli. "Parce que c'était lui, parce que c'était moi" (*)... C'est lui, c'est moi, aujourd'hui comme hier, et pour l'éternité…"
TEJA : "Ah, Chipie, ma petite-nièce de coeur, je ne doutais point que ton frère, mon honorable ami Zeb, serait là, à l'heure, pour m'accueillir. Comme j'ai été heureux de le revoir, lui, mon fidèle ami ! Je l'ai tout de suite reconnu, de l'autre côté du pont, même si, dans sa précipitation pour ne pas me manquer, il avait oublié de se peigner, il avait les poils de son beau  plastron blanc en bataille ! Qu'importe, nous avions l'air de fringants jeunes premiers lorsque, au milieu du pont, nous nous retrouvâmes avec bonheur ! Ah, cela m'enchante de pouvoir reprendre nos conversations interminables autour d'un verre de lait, en fumant une pipe avec du tabac qui sent bon, ma douce Chipie ! Voilà, je suis heureux, vraiment, je vais pouvoir revoir, en compagnie de Zeb, tous les miens de la Tribu, ainsi que les amis du club, Gribouille, Max, Tigrou, Mistigri, et, surtout les frère et cousin de dame Kali que j'ai connus, Rafi et Ponpon ! La vie est belle, au-delà du pont de l'Arc-en-ciel !"

(*) Référence à un texte de Montaigne sur l'amitié qui l'unissait à La Boétie (Les Essais, livre Ier, chapitre XXVIII)

NB : ce billet est publié parallèlement sur "Namelie, ou le temps devant soi", avec une légère variante.

mardi 20 septembre 2011

au revoir, mon grand'oncle Teja

Teja, mon vénérable grand'oncle qui vit en Italie, l'ami de mon frère Zeb, a quitté la maison de Paola et la Tribu, hier, après 22 ans de vie bien remplie. Pas plus tard qu'il y a quelques jours, il me laissait encore un message affectueux pour me dire combien il était fier de moi ! Je saurai me montrer digne de son orgueil et je reviendrai plus tard vous raconter cette belle amitié qui le liait à Zeb. Aujourd'hui, le temps est à la peine, ma Colibri me dit qu'il ne faut pas être triste parce que Teja, comme Zeb, a eu une existence merveilleuse, il a rendu heureux tous ceux qui l'entouraient, et seul l'âge a eu raison de lui, mais je suis quand même chagrinée, il va laisser un grand vide dans mon coeur et dans ma vie. Ce n'est qu'un au-revoir, cher Teja !
CHIPIE

samedi 10 septembre 2011

JOYEUX ANNIVERSAIRE à mes amis, Aristote, Heming et Sisley

Colibri : "Chipie, descends de là, tu vas te blesser avec ces affreux grillages à poules ! Et je ne veux pas que tu ailles dans ces friches, il y a plein de vipères !".
Des vipères, des vipères, pfff..., je n'en ferais qu'une bouchée, parole de chat breton. Et puis, ELLE dit toujours que j'ai le pelage d'une vipère péliade, celle qui sévit ici... C'est pour mieux tromper l'ennemi ! Et pour le grillage, re-pfff..., ELLE oublie que je suis née dans le coin et que j'ai vécu ici avant d'aller à Paris, c'était mon poste d'observation pour surveiller Coant, le chien de mamie Yvonne, et pour chasser les mulots dans le jardin de la dame d'à côté. Elle est morte, maintenant. Les deux jardins sont en friche, COLIBRI se plaint de récolter toutes les mauvaises graines de partout. Je me demande ce qu'il est devenu, le pauvre Coant, depuis qu'Yvonne a fini dans une maison..., bah, je préfère ne pas y penser... Revenons à ma chasse !"  


Colibri : "En attendant, je me suis payé une de ces crampes dans les bras, parce qu'elle a bien mis 10 minutes avant de sauter !!! Ca fait trois matins qu'elle nous ramène des souris, heureusement que j'ai pu les sauver toutes et les sortir dans le jardin, sinon, bonjour, à la prochaine venue, si elles sont en position comme dirait Mlle Lili !!!"

Je me demande pourquoi ILS ne veulent pas de mes cadeaux... Ce n'est pas très poli... Ah, ces Humains, toute leur éducation à refaire !

Bon, ça ne fait rien, hein les Galopins, je vous fais un gros calimiaousss avec ma langue bien rapeuse
et je vous offre ces deux super souris, les préférées de Colibri qui déteste le portable et son pavé tactile !
Je vous dis à bientôt, sans doute chez dame Kali, que je vais de ce pas aller saluer, ainsi que tous les amis du club qui m'ont bien manqué !
Ciao, ciao, belli !

jeudi 4 août 2011

les caprices de chipie

Poulopry n'est pas Tara, mais quand Chipie est en Bretagne, elle se la joue vraiment façon miss Scarlett sur ses terres, et moi, je m'entraîne à avoir la patience de Rhett ! Sauf que, de terres, elle n'en a point hérité, il ne faut pas rêver : dans cette France presque profonde où les traditions sont bien ancrées, les moeurs encore claniques, où la terre est un bien béni des dieux qu'on acquiert à la sueur de son front, qu'il faut mériter et, surtout, garder et fructifier avant de transmettre, vous pensez bien qu'on est loin des fantaisies états-uniennes où léguer sa fortune à un animal est des plus fréquent... On lui dit toujours, en rigolant : "Vraiment, Chipie, quand je pense que, sur son lit de mort, Louise ne pensait qu'à toi, à ce que tu deviendrais, tu aurais dû lui suggérer de te laisser au moins un champ, celui qui est à côté de nos cabanons, pour gambader tranquille, sans avoir peur d'être surprise par un chien, des chiens que, inévitablement, les nouveaux propriétaires auront ; ici, tout le monde a des chiens, de chasse de préférence...".
En dix ans, l'environnement a beaucoup changé. Avec le décès des anciens, autour de nos maisons, Chipie ne retrouve plus ses marques, dans cet endroit où elle a vécu plus d'un an avant que nous l'adoptions. Tout appartenait alors à Louise, qui habitait sa maison moderne, après avoir délaissé sa grande ferme qu'elle allait aérer de temps en temps, avec Chipie sur les talons. Maintenant la ferme a été achetée par des parisiens comme résidence secondaire, tout a été complètement clôturé (un prochain sujet !), ils ont deux labradors et une ribambelle de gamins (six !), la maison de Louise a été transformée en gîte. Notre voisinage côté route de la grève a aussi changé : la doyenne Yvonne, que j'ai encore connue vaillante, à tailler ses haies énergiquement et à cultiver son grand potager à plus de 80 ans, est désormais dans un foyer pour personnes âgées ; le couple de parisiens qui venait régulièrement depuis presque vingt ans, a fini par baisser les bras, las et amers de n'avoir points été "acceptés" ici, ils s'en sont allés voir si l'herbe était plus verte en... Corse (un prochain sujet aussi !), et l'impotente Mme Q. est aussi décédée, sa maison a été achetée par des allemands qui n'y viennent guère que deux fois par an, mais il suffit que nous y soyons en même temps pour que la vie de Chipie en soit perturbée : ils ont deux gros chiens, avec de très grosses voix, la première fois que le chat les a entendues, il est rentré ventre à terre et n'est plus ressorti de la journée  !!! Entre les chevaux qui empruntent souvent le chemin de randonnée qui longent nos maisons, les chiens des parisiens, ceux des allemands, sans compter ceux du village et ceux des promeneurs occasionnels, parfois, lorsqu'il fait beau, la pauvre Chipie n'ose plus mettre le nez dehors, je la trouve un peu tristoune depuis quelque temps, elle passe son temps à songer à je ne sais quoi avec son air très expressif, et même si la fenêtre ou les portes sont ouvertes, elle reste souvent dans la maison... 
La dernière fois, pas de chance, on était quasiment tout seuls, mais il a plu tout le temps, je ne lui ai pas dit que ça m'arrangeait un peu, car ses griffes n'avaient pas encore complètement repoussé, j'avais peur qu'elle joue les casse-cou sur les arbres ! Cela ne l'a pas empêchée de grimper sur les toits quand même, elle a pris pour mauvaise habitude, comme un jeu, de rentrer par la fenêtre du haut, même quand les portes sont grandes ouvertes en bas !

Ah, un petit rayon, je vais pouvoir me prélasser un peu sur mon toit préféré...

... mince, quelques gouttes, ça se couvre à nouveau...

Bah alors, ils ont fermé le vasistas...
 
Comment je vais faire, moi ?
Hou la la, c'est un peu raide comme ça... Et mouillé, en plus...
  
Bon, va falloir changer de stratégie...
  
COLIBRI : "Chipie, arrêt de faire l'andouille, n'oublie pas que tu n'as pas tes griffes !
Et je te signale que tout est ouvert en bas, exprès pour toi, pendant qu'on caille !

  

Pffff, c'est fatigant de refaire le tour, de sauter,
avec la flotte qui recommence à tomber !

Tiens, y a personne... Ils sont où ?...

Alors, quelqu'un vient m'ouvrir ???
COLIBRI : "Chipie, il faut toujours que tu profites de la gentillesse du
grand blond ! Mais, si ça continue, il faudra que ça cesse, hein !"
  



vendredi 8 juillet 2011

la tribu du bois (3)

Coincée ici à cause du véto qui a profité d'une anesthésie en vue d'un détartrage des dents, et sans m'en référer, de couper les griffes de mon p'tit fauve alors qu'on était sur le point de partir à la campagne, sa campagne, où il aime gambader, grimper aux arbres, monter sur les toits car c'est plus rigolo de rentrer par les vasistas ou fenêtres que par la porte de la maison pourtant grande ouverte pendant la journée, quand ce n'est pas affronter ses congénères pour récupérer son territoire largement occupé pendant son absence, je pile du poivre en attendant de trouver une solution pour partir quand même avec Chipie, cela me ferait mal au coeur de la laisser en pension ou seule à la maison avec cat-sitter, cela avant un mois, le temps qu'il faut maintenant compter avant que ses griffes repoussent. Car, vous savez quoi ? "ce n'est pas grave, ça va repousser" m'a dit, en guise d'excuse, le grand maigre à lunettes !!! Sauf que, lui, il les a coupées à ras, mais alors à ras, comme je ne l'ai jamais fait, me contentant, lors des séances de manucure de mes têtes poilues à leur sectionner juste les pointes tranchantes qui vous tatouent d'une marque chat-nail gratos presque pour la vie pendant vos débats ludiques à défaut d'être lubriques ! Comme le mal est fait, j'ai profité de ce changement de programme forcé pour aller faire un tour au bois, rendre visite à la tribu de T.
La dernière fois que j'étais passée, Noiraude avait mis bas une portée de quatre, et Nounourse une portée de cinq. Or T. m'a appris qu'une autre chatte, un peu plus sauvage encore, Tigresse, venait de ramener ses petits. Ce sont toutes de très jeunes mères. Noiraude a repris un peu de poids par rapport à la dernière fois, mais elle m'attendrit beaucoup, tellement elle est frêle, à peine plus grosse que le plus dodu des chatons ! En réalité, elle n'allaite guère que deux de ses petits, les deux autres ayant trouvé mamelle accueillante chez Nounourse, beaucoup plus costaude que sa contemporaine. Elle allaite indifféremment ses chatons et ceux de Noiraude, cette belle solidarité fait plaisir à voir. Les petits sont assez méfiants, sauf Gringalet, dit La Crevette tellement il était minuscule à la naissance, au point même que T. croyait qu'il ne passerait pas une semaine. Or, s'il est certes le plus malingre, c'est le plus remuant et le plus vif de la tribu, il semble avoir repris du poil de la bête bien qu'il reste de petite taille. Pendant tout le temps qu'on était là, Oli et moi, à parler avec T, il n'a pas arrêté de chahuter avec ses frangins, cousins et... nous, nous suivant partout pendant qu'on se dégourdissait les jambes autour de la tente de T. pour rester en plein air... Voici quelques photos de cette tribu à laquelle je me suis bien attachée.
 
Noiraude, la plus fragile des trois mères, une panthère miniature,
très attentive au moindre miaulement des chatons. Lorsque j'ai commencé à photographier les petits, elle est arrivée de je ne sais où, avec un air inquiet. Mais je crois qu'elle m'a reconnue, elle est alors juste restée à distance, avec un oeil vigilant sur ses rejetons.

 
Nounourse, plus opulente, et très maternelle aussi,
elle nourrit indifféremment ses petits et ceux de Noiraude, d'ailleurs, certains chatons passent sans complexe des mamelles de l'une à l'autre ! Les deux mères vivent volontiers dans la tente de T. où elles ont leurs marques. Elles ont d'ailleurs mis bas à l'abri.
 
Tigresse, enfin, un peu plus sauvage,
elle a mis bas dans les broussailles et n'a ramené ses petits que quelques semaines plus tard. Je la trouve très belle, elle m'a laissée l'approcher assez près pour prendre ces photos d'elle, mais je n'ai pas réussi à la caresser. Au début, elle était un peu sur le qui-vive, et ses petits aussi, d'ailleurs, sont un peu méfiants, ils se sont tous carapatés dès qu'ils nous ont aperçus, nous observant de loin, comme sur les photos ci-dessous. Heureusement que j'avais une belle focale sur mon nouvel appareil !

 
J'ai même pu photographier Balèze (ci-dessous), l'un des heureux papa, je suppose, vu la tache que certains des petits portent au même endroit sur leur museau !
 
Mais, bon, la marmaille, c'est pas trop son truc, il reste à distance pendant que les femelles maternent ! D'ailleurs, c'est le seul mâle que j'ai aperçu ce jour-là. Je vous présente maintenant mes petits préférés, les deux plus frêles des trois portées, mais les plus remuants ! A ma première visite, il y a un mois, ils avaient à peine deux semaines. Gringalet était minuscule, et Griset à peine plus gros. Un peu méfiants, ils s'étaient tous planqués dans un trou quand nous étions arrivés. Mais petit à petit, et comme la conversation s'éternisait avec T., ils étaient sortis et j'avais pu les approcher. Après quelques "reniflages" en règle, j'avais pu les prendre dans mes mains, dans mes bras même ! Et, tandis qu'on discutait encore, les deux crevettes étaient venues s'endormir sur mes pieds !!! C'était trop mignon !

 
A gauche, Gringalet, à droite, Griset, les frangins terribles !
A ma deuxième visite, ces deux-là étaient inséparables, ils semblent être les protégés de leur mère biologique, Noiraude, qui s'en occupe énormément, toujours sur leur trace. Elle a aussi fini par m'accepter, venant même manger timidement dans ma main...
 
Une fois le ventre bien plein, les inséparables ont fait un peu d'exercice, avant la sieste...
 
... et c'est Gringalet qui a le dessus, quelle vitalité !
La sieste, la sieste, il faut le dire vite : alors que nous sommes restés plus de trois heures à tenir compagnie à T., et tandis que tous les mioches dormaient, Gringalet est resté éveillé tout le temps, ne nous quittant pas d'une semelle. Il s'est laissé tirer le portrait avec beaucoup de complaisance !

    
C'est, assurément, mon préféré, j'ai déjà une tendance à aimer les faibles dans la vie humaine, mais celui-là, c'est un vrai coup de foudre, j'espère le voir grandir paisiblement dans sa tribu ! Juste avant de repartir, j'ai remarqué au loin les petits de Tigresse. Il y avait parmi eux un presque sosie de Gringalet. Je l'ai appelé Jumy (ci-dessous, avec sa mère, Tigresse) 
 
J'ai dit à T. qu'on partait en vacances, pour qu'il ne nous attende pas tous les week-ends. Nos visites semblent lui faire du bien, lui qui a choisi la compagnie des chats pour se réconcilier avec le monde des humains... Ce qui peut sembler un curieux paradoxe m'est pourtant étrangement familier...