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lundi 20 juin 2011

Zeb entre quatre yeux

Colibri : "Longtemps, je n'ai osé penser au jour où je ne serai plus réveillée par les moustaches de mon Zeb et son petit nez rose se frottant contre ma joue..., où je ne m'endormirai plus au son de son ronronnement, où je ne serai plus complètement ankylosée le matin parce qu'il aura dormi sur mes jambes, où je me réveillerai avec un torticolis parce qu'il aura poussé ma tête de l'oreiller pour s'y installer pendant la nuit !
Il y a eu des moments incroyables dans ma vie avec Zeb. C'était un chat très doux avec nous les humains, même s'ils se méfiaient un peu des étrangers (plus par "traumatisme" que par mépris), jamais agressif envers quiconque et sociable avec ses congénères. Dans la cour commune où il y a eu parfois un ou deux chats voisins, jamais il n'y a eu de bagarre.
Il m'arrivait pourtant de le "gronder" comme un enfant, quand il est dans ses jours de fou-fou, à atterrir comme un dératé sur mon bureau en détruisant le travail d'une journée, en renversant tout mes pages, qu'il faut remettre en ordre, ou à tout chambouler alors que je venais de passer une demi-journée à classer des pièces justificatives minuscules, genre tickets de caisse illisibles, prêts à être expédiés au comptable !
Une histoire que personne ne croit vraiment : un jour, Nimbusse et Zeb ont été très contrariés par un chat, Moufti (ex-Kitty !!!) que nous gardions pour une voisine. Celui-ci avait, après quelques jours paisibles, marqué son territoire en urinant partout, de la cave au grenier, pire en faisant quelques beaux étrons au milieu de mes tapis ! Illico presto, j'ai ramené le mal élevé chez lui, en me contentant de le sortir quelques heures dans la journée et de le nourrir dans SA gamelle, et de nettoyer SA litière !!! Non, mais ! Et pourtant, il se plaisait chez nous, à prendre ses aises partout : la preuve, il n'a pas l'air stressé, hein, ci-contre !!! Bref, je vous raconterai son histoire à ce trans se x uel une autre fois ! Aujourd'hui, en rangeant le sous-sol, j'ai repensé à une histoire assez incroyable, et je voulais simplement me rappeler de ce moment unique avec mon Zeb, ce Zeb si doux, si facétieux, qui avait l'air de tout comprendre de ce que nous attendions de lui.
Je n'avais jamais, jusqu'à ce jour-là, depuis que j'ai des chats, eu de problème de propreté. Tous arrivés à la maison encore bébés, entre cinq ou six semaines, parfois encore au biberon - sauf Chipie que nous avons adoptée à 1 an et demi sans vouloir vraiment d'un autre chat -, ont été dès leur panier posé à la maison, invités à prendre connaissance avec la litière, il suffisait de les mettre dans la caisse, de gratter un peu dedans pour leur faire comprendre, et hop, même s'ils se sauvaient aussitôt parce qu'ils n'avaient pas envie, c'était enregistré. Aussi simple que cela. Or, après le départ de Moufti, avec mon pif qui est un vrai radar dit Oli, je sentais parfois une odeur encore suspecte et c'est ainsi qu'en pistant les chats, j'ai surpris Zébulon s'oublier un peu sur le bord d'un tapis dans les combles, ça c'est un comble ! Horreur, mon Bubul, à son âge, faire ça !!! Puis ce fut sur le tapis du salon, de la salle à manger, de la bibliothèque, etc. Bref, tous y sont passés, sauf celui de mon bureau ! Tous sont partis au nettoyage, ça m'a coûté bonbon (merci Mouf ti !!!). Ensuite, pour ne pas être sous nos yeux et pris en faute, Zeb avait trouvé mieux comme lieu du délit sans flagrance mais avec fragance, le sous-sol, dans le coin des murs. Je ne savais plus quoi faire, je passais ma journée, la serpillère et le seau à la main... Cela a duré au moins un mois, tous les jours, je hurlais de rage dès que je descendais au sous-sol.

Oh la la, ELLE veut toujours me parler mais
j'aime pas quand elle me prend entre quatre yeux,
c'est un peu grave, et je suis obligé de faire
semblant de comprendre ce qu'elle me dit !!!

Un jour, un peu plus désespérée que d'habitude, lasse d'élever la voix pour rien, sauf à le voir déguerpir sans demander son reste de toute la journée, je l'ai pris dans mes bras doucement, nous sommes descendus au sous-sol, je lui ai montré sa litière très fermement et, d'une voix très calme, je lui ai expliqué que c'était dedans et nulle part ailleurs qu'il fallait faire, je lui ai montré les coins où il allait fautivement, en secouant la tête et en lui montrant une mine très contrariée, lui disant plusieurs fois "bê-tise" (un mot qu'il comprenait parfaitement !). Il m'a regardée un long moment, les yeux mi-clos, puis il a baissé la tête. Je lui ai donné un baiser sur le nez, il est parti comme si de rien n'était, et, du jour au lendemain, il n'a plus refait ailleurs que dans sa caisse. Incroyable, hein ?!!! C'était le moment le plus intense de mes histoires de chats... C'était avec Zeb, bien sûr ! Qui d'autre ?!!"

Il m'énerve, le nouveau voisin, il va encore faire une c... ! Pfff... donnez l'exemple... Est-ce que je gratte dans les pots, moi ?!
Colibri : "Moufti, à gauche, et Zeb à droite, dans cette cour tranquille. Ils se cotoyaient paisiblement. Moufti était un chat qui aurait pu être super sympa. Malheureusement, il a été très mal éduqué, il faisait KK partout dans les pots de fleurs, ainsi que dans ma maison quand j'ai eu l'occasion de le garder... Il était livré à lui-même dans la journée, il passait son temps dans la cour sans surveillance, et il fallait bien qu'il fasse quelque part, ce n'était pas de sa faute. C'est d'autant plus dommage qu'il avait l'air extrêmement intelligent. Il nous faisait trop rire quand il attendait des heures sur le perron et sous nos fenêtres, en espérant qu'on ouvre à nos chats pour leur sortie quotidienne. Il a déménagé, heureusement pour mes plantes !!!"

Moufti : "Ils sont où mes potes, Zeb et Chipie ? Je peux aller jouer avec eux dans ta maison ?"
*****

mardi 14 juin 2011

l'escalier de Zeb


"Cet escalier fait partie de la maison de ville que nous habitons actuellement, depuis une douzaine d'années, dans cette banlieue à deux pas, non dix exactement puisque, administrativement, d'un côté de l'avenue limitrophe, l'adresse est parisienne, et, de l'autre, banlieusarde. Mais, jusqu'à présent je ne lui ai vu qu'un aspect utilitaire, bien que je le trouve assez joli pour une habitation très modeste incluse dans un tout petit ensemble composé d'une petite maison de maître et de dépendances reconverties en habitation, qui pourrait être charmant mais qui, faute d'entretien par les propriétaires qui ne veulent investir aucun sou dans la rénovation de ses abords extérieurs, paraît presque pouilleux.
Depuis le départ de Zeb, chaque fois que je descends ou monte cet escalier, je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement au cœur, en pensant au jour, sans doute très prochain, où nous quitterons les lieux. C'est la première fois que nous aurons occupé un logement aussi longtemps, car je ne compte pas le nombre de mes déménagements intra muros, ayant souvent eu la bougeotte et/ou simplement des désirs de changement incessants. Au fil de mes amours, je crois que j'ai ainsi sillonné Paris en long, en large et en travers, et sauf deux ou trois arrondissements que je n'ai jamais habités, tous ont essuyé mes pas, parfois pour des périodes très brèves...
Pour Zébulon, cette maison était la troisième qu'il a connue avec Oli et moi. Il a tellement imprégné les lieux de sa présence qu'ils résonnent encore tout entiers de ses galopades joyeuses, de ses gloussements intempestifs de joie lorsqu'il passait devant mon bureau pour venir me chercher à l'heure d'aller dans la cour pour prendre le courrier ou m'occuper des plantes, de ses cris de guerrier de pacotille lorsqu'il embêtait les minettes qui, elles, avaient un vrai rythme de chat, dormant normalement, c'est-à-dire plus qu'un loir ! L'instant où je sens le plus son absence, c'est effectivement lorsque je descends ou monte cet escalier. Plus de risque de me casser la figure en ratant une marche parce qu'il aura déboulé comme une tornade entre mes jambes !
  
Un pied, deux pieds, et toujours pas de Zeb... C'est triste le vide, c'est vertigineux, l'absence...

Zeb, toujours prêt à me précéder dans l'escalier...

J'ai pris les photos ci-dessus avec beaucoup de tristesse. Je me suis aperçue que durant toutes ces années où Zeb était là, je n'aurais jamais pu les prendre ainsi. Pourquoi ? Tout simplement parce que, dès qu'il m'entendait me lever de mon siège, il était déjà sur le palier, prêt à se précipiter dans l'escalier pour me précéder, sans même savoir où j'allais. Le plus rigolo, c'était lorsqu'il s'apercevait que je ne descendais pas mais bifurquais dans la salle de bains ! Il prenait alors un air dépité, l'air de rien, il faisait un petit brin de toilette sur une marche pour se donner une contenance, puis remontait aussitôt me rejoindre !

Zeb en testeur de parfum !

Zeb en commentateur de mes lectures ou de ma prose !

Même au milieu de la nuit, quand je me levais, il faisait de même, on n'aurait dit qu'il accordait son rythme au mien, toujours prompt à me suivre à pas-d'heure, quoi que je fasse, où que j'aille, à l'intérieur de nos murs… Nous ne faisions qu'un, lui allant même jusqu'à dormir sur mon cœur, à s'installer sur ma poitrine dès que je m'installais, ne serait-ce que pour lire, à fondre sa respiration avec la mienne. Oui, oui, je sais, je suis bonne à enfermer !!! Quel  vide, il laisse dans la maison. Tout est silencieux maintenant, plus de bousculade nulle part, plus de ronflements, de zonzonnements plutôt, au creux de mon oreiller avant de m'endormir, plus de bouillote à mes jambes quand il fait un peu frisquet, plus de dérapage incontrôlé sur mon bureau mettant sens dessus dessous mes feuilles, plus de commentaires sur ma prose (si, si, il commentait tout !) puisqu'il passait son temps sur mes genoux quand je travaillais, ni sur mon huile de bain, mon maquillage ou autres activités dans la salle de bains, plus personne pour faire le goûteur de plats (il avait l'habitude de tout vouloir renifler de ce qu'on mangeait, levant la tête d'un air curieux du haut de ses trois pommes lorsque je passais avec mes plats devant lui, il suffisait alors de lui dire, "mais non, tu n'aimes pas ça Bubul", et il était content, s'en retournant à sa gamelle d'un air satisfait !)… Sacrée bestiole, je ne me rendais pas compte qu'il était si présent dans ma vie avant cette absence définitive…

Du vivant de Zeb, Chipie squattait souvent l'escalier de cette façon, ce qui créait parfois des scènes assez cocasses lorsqu'ils se croisaient. Elle ne le fait plus jamais, comme si la perspective de ne jamais plus y rencontrer son frère a annihilé tout plaisir d'amusement de ce côté-là...
Zeb, l'âme de ma maison..."
par Colibri

mardi 7 juin 2011

la tribu du bois (2)


Minouche, celle qui a apprivoisé T...

Nous sommes retournés voir T., qui vit dans le bois avec ses chats. Voici un long moment, à cause de nos déplacements multiples ces temps-ci, qu'on ne lui avait pas rendu visite, pour lui apporter une petite aide à nourrir ses chats, des vêtements, des chaussures ou autres nécessités pour lui-même, bien qu'il n'exprime jamais formellement aucun besoin. D'ailleurs, il s'était bien passé de nous jusqu'à présent ! Il était heureux de nous revoir après ce laps de temps, il croyait qu'on avait "disparu", car, comme il dit, "les gens, vous savez, ils se donnent bonne consicence comme ça, en passant, après on ne les voit plus...". Je regrette de ne pouvoir faire plus. Voici presque cinq ans qu'il vit, ainsi, au milieu de la forêt. Je suis étonnée du souci qu'il se fait d'apporter le bien-être à ses chats, qui, compte tenu du stock de nourriture qu'il a pour eux, et pas des moindres marques, et des brosses ou peignes qui traînent dans la tente, sont assurément bien nourris et soignés,  Ils sont tous en parfaite santé et heureux comme tout d'être là, avec lui, au milieu du bois. Pour la plupart sauvages au départ, ils ont ensuite fondé famille et le clan reste très uni. J'ai remarqué que T. avait délimité un territoire en défrichant un peu autour de sa tente, en plantant même des fleurs... Les chats ne s'éloignent guère trop de ce territoire, car, aux alentours, il y a quand même des promeneurs avec leurs chiens. T. me raconte qu'au début, il y en avait toujours des très malins, qui lâchaient leur chien sur ses chats, du genre "Attaque, Rex !"... Minouche, a reconnu ma voix et n'a pas mis longtemps à sortir toute joyeuse de la tente, elle est restée très longtemps à côté de nous alors qu'on discutait de... spiritualité pendant que T. taillait un porte-encens dans un bois de cèdre pour nous l'offrir. Oui, oui, j'ai bien dit spiritualité : de vivre ainsi seul au contact des chats, avec lesquels, a priori, on n'avait aucune affinité au départ, cela crée forcément un rapport homme/animal profond qui ne peut qu'être bénéfique et permettre de relativiser... Je suis étonnée par ailleurs du chemin spirituel accompli par T. Il parle aussi des arbres qui l'entourent en terme d'êtres vivants, comme dans le poème de Baudelaire... Oui, "la nature est un temple...".

Quant à Noiraude, une très jeune chatte, photographiée la dernière fois en pleine forme au  mois de mars (ci-dessus), elle vient de mettre bas une portée de quatre minuscules chatons. Il paraît qu'elle a eu du mal, au départ, elle s'était cachée dans un coin pour le faire, puis, n'y arrivant pas toute seule, elle est venue se plaindre un peu à T. qui n'en savait rien, puis il a vu une petite boule informe traîner par terre et s'est rendu compte de l'événement tandis que, plus loin, il y en avait déjà deux comme ça. Il a alors trouvé un panier où Noiraude a bien voulu s'installer pour finir son travail. Voilà, elle a une jolie portée, tous en bonne santé apparemment, je n'ai pas voulu mettre le flash pour les photographier, mais ils étaient très remuants, signe d'une bonne forme ! Ils ont à peine quinze jours, j'avoue que j'ai failli craquer mais, pour des raisons que je vous expliquerai plus tard, je ne crois pas que je vais reprendre un chaton dès à présent. Quant à la maman, un peu trop jeune, elle est très amaigrie mais assume bien son rôle, ne s'éloignant guère du panier que pour s'alimenter un peu.
 
Le lendemain, j'ai apporté du lait aux vitamines, spécialement pour elle. Je retournerai les voir bientôt, en espérant avoir de meilleures photos. T. est toujours très content de pouvoir discuter un peu. Il commence à se livrer un peu. Enfant de la Dass, il a un peu bourlingué partout avant d'atterrir ici, un choix qu'il a finalement fait en toute connaissance de cause, semble-t-il... A cette occasion, j'ai pu rencontrer aussi un nouveau, Le Masque, un superbe matou noir et blanc...
Suite au prochain épisode !
Je vous rappelle que CHIPIE écrit maintenant sur mon autre blog (ici). Mais je me demande si je ne vais pas revenir à la formule des blogs séparés, la bouille de mon Zeb me manque quand même beaucoup sur le nouveau blog... Et, c'est vrai, j'avais une tendresse particulière pour ce blog-ci, SON blog...

lundi 9 mai 2011

qui m'aime me suive !

Mes chers amis,
Par manque de temps et pour des questions de confort d'écriture ainsi que de publication et de classement, COLIBRI a créé un nouveau blog qui regroupera les trois blogs publics que la plupart d'entre vous connaissent déjà pour les suivre en partie ou dans leur ensemble (cuisine, chats, plantes sauvages). ELLE m'oblige donc à changer de locaux, car, ici, dit-elle, le souvenir de mon frère est trop présent. Vous me retrouverez désormais à l'adresse suivante :
C'est un blog multithématique, mais lorsqu'ELLE y parlera de moi, le titre comportera avant tout le mot "CHATS", suivi du libellé spécial, ce qui vous évitera, si vous n'êtes pas intéressés par toutes les rubriques, de visiter les autres billets sur ses délires culinaires, de jardinage, de lecture, d'écriture, etc.
J'ai bien conscience que ce déménagement va me faire perdre quelques-uns de mes amis en route, mais l'important est que mes potes préférés viennent jouer avec moi de temps en temps là-bas ! De toutes façons, nous nous retrouverons occasionnellement au Kali's club, n'est-ce pas, où j'aurai toujours plaisir à vous revoir, et j'irai même vous rendre visite chez vous, car ma secrétaire m'emmène partout avec ELLE, maintenant que je suis toute seule, moi je n'ai pas besoin de monsieur DS, je n'ai pas peur de la campagne... si la maison et ILS restent dans mon champ de vision !!!
La LETTRE DE ZEBULON reste ouverte, pour les visites sur les billets antérieurs agrémentés de vos commentaires, pour lesquels, je tiens, ici, à vous remercier encore. A bientôt, j'espère, dans mes nouveaux locaux.

Sniff, sniff... je ne veux pas partir d'ici !
Colibri : "Oh la la, Chipie, ne fais pas cette tronche-là, tu verras, dans le nouveau blog, tu auras toute la place que tu voudras pour papoter avec tes potes. Dépêche-toi, sinon on te laisse ici !" (*)

Hou la, j'ai intérêt à me magner, sinon, ILS sont bien capables de me laisser toute seule ici !
(*) Colibri : "C'est exactement comme ça que se passe, quand on doit repartir de Bretagne, Chipie essaie de faire l'école buissonnière tant qu'on ne se presse pas, mais dès qu'elle voit les valoches à côté de la voiture, elle rapplique vite fait dans la maison !".

mardi 26 avril 2011

la tribu du bois


Moustache, Balèze, Princesse, Minouche, Tigrou, et les autres...,
... ce sont les nouveaux amis de Colibri, toute une tribu, qui vivent avec leur maître dans une cabane dans le bois. Ils sont magnifiques, ont l'air heureux et sont très bien soignés. Minouche est la doyenne, c'était la première à s'imposer chez T., quand il avait installé sa tente, il y a quatre ou cinq ans... Il n'avait pas d'affinités particulières avec les chats... Mais quand chat veut... Minouche a réussi à l'apprivoiser ! Petit à petit, à force de persévérance, elle s'est fait accepter puis ils ont appris à se connaître, et maintenant T. ne peut plus se passer des chats ! La famille féline s'est ensuite agrandie, des errants ont senti la bonne soupe, les petits de Minouche ont vu le jour, ont grandi, certains sont partis, d'autres sont restés... "On apprend beaucoup à leur contact...", a dit T., lui qui vit ainsi, solitaire, dans ces conditions des plus précaires, mais qui a gardé un goût pour les fleurs, sa tente sentait délicieusement bon la jacinthe au printemps ! Colibri ne lui a pas encore demandé ce qui l'a amené à cette extrémité... Une autre fois, quand le moment sera venu... Chaque chose en son temps. J'espère qu'ELLE me racontera la suite des aventures de cette tribu, ils sont très beaux, paraît-il, et forts attachants bien qu'un peu sauvages. Ils sont tous impeccablement brossés et d'une propreté incroyable pour des chats qui vivent dans la nature. Et ne croyez pas que c'est parce que Colibri avait annoncé sa venue : elle les a trouvés ainsi, par hasard, ce jour-là...
CHIPIE
Colibri : "Je dédicace ce billet à la tribu de Paola, j'aurais adoré vivre en tribu, moi aussi, je serais peut-être moins solitaire. Cela dit, c'est vrai que j'ai l'avantage de pouvoir choisir mes instants de solitude, pas comme T. qui a l'air de la subir... Ci-dessous, mes deux préférés de la tribu, la douce Minouche, qui vient me faire la fête maintenant chaque fois que je passe, et Moustache, le seul à venir, curieux de moi, mais de loin, c'était le plus hardi la première fois que je les ai découverts... Il est toujours un peu méfiant, j'adore son regard très intelligent... Et, bien sûr, Balèze "le panda", qui me fait penser tellement à mon Zeb..., mais, lui, impossible de l'approcher, il est toujours perché en hauteur, il a raison, car, comme le dit T., tout le monde ne leur veut pas que du bien..."
  

lundi 21 mars 2011

une superbe photo souvenir...

Chipie : "Teja, le vénérable ami fidèle de Zeb, mon frère disparu, m'a envoyé cette superbe photo souvenir que je ne connaissais pas, où tous les deux conversaient, calmes et pondérés, sur la politique en général, et, récemment, sur l'unification de l'Italie dont nous avons d'ailleurs fêté les 150 ans hier le 17 mars... Ils sont magnifiques, n'est-ce pas, nos deux doyens en fumeurs de pipe, qui boivent sans modération du lait (c'est beaucoup plus original que le Bourbon, il faut l'avouer !), dans ce salon vénitien du Kali's club, l'un des plus tranquilles où ils aimaient bien s'isoler, à l'écart de la jeunesse joyeuse des autres membres, beaucoup plus jeunes, comme moi, par exemple, qui préfère parler chiffons avec les autres demoiselles, esquisser quelques nouveaux pas de danse, et rêver d'être la plus belle au prochain bal...
C'est le premier billet que je rédige depuis que mon frère m'a légué ce blog. Je suis moins expérimentée que lui, j'espère que vous me pardonnerez mes premiers pas un peu maladroits dans l'art de l'écriture..."

 
"Zeb se moquait tout le temps de moi, car j'adore les fanfreluches et apprendre de nouveaux pas de danse sur le ventre de IL !"


lundi 7 mars 2011

Au revoir, les amis...

Je me suis plongé dans ce doux sommeil éternel auquel nous aspirons tous après une vie magnifique et heureuse, sans souffrance inutile ni adversité. Alors, ne soyez pas tristes mais ne m'oubliez pas non plus ! Je reviendrai de temps en temps, avec mes "mémoires d'outre-tombe" faire un petit saut sur ce blog, dont je confie la perpétuation à Chipie, en espérant que ma ELLE aussi aura le courage de le continuer...
ADDENDUM
Colibri : "Pour dire adieu à mon petit Prince, Micio, un grand ami de Zeb, et son frère Tadzio, membres du Kali's club, m'ont envoyé ce doux petit ange pour accompagner mon Bubul au pays des chats éternellement heureux. Je les en remercie beaucoup."
 
A gauche, Zeb en 1993, il avait 2 ans...

dimanche 6 février 2011

entre chats of Corse

Entre chats of Corse
Ma Colibri va souvent en Corse... Elle n'arrête pas de photographier des chats de là-bas, des chats, encore des chats, des pelés bien teigneux, des dodus comme des pas-chats, de toutes les couleurs, de toutes sortes... Cela dit, ELLE fait ça partout. J'offre cette photo, qui est ma préférée de mes non-potes corses, à dame Kali, en la remerciant pour tout ce qu'elle fait pour nous tous à son super club ! Bonjour chez vous tous !
ADDENDUM
une photo en dédicace à Crouk*** et Coco suite à leurs commentaires :

samedi 22 janvier 2011

chipie la bretonne...


Chipie n'avait pas perdu une miette de la préparation
de ma bûche de Noël, à cause de l'odeur
du beurre de ma crème au café !
..., ma soeur adoptive, aime le beurre, c'est normal !
Colibri : "Quand je l'ai adoptée, à l'âge de 1 an 1/2, après la mort de sa mamie Louise, j'ignorais totalement quelle était l'alimentation habituelle de Chipie. A la maison, c'est simple, les chats ont, dans la journée, où nous, leurs Humains, sommes toujours sur les dents à cause du boulot, des croquettes et de la pâté à leur portée ; le soir, forte de mes expériences passées où je nourrissais souvent mes chats avec des abats (rognon, foie) crus, ce qui ne leur réussissait pas trop bien, semble-t-il, et qui m'avait été par la suite déconseillé par les véto., bien que je me sois toujours demandée comment les animaux faisaient cuire leur nourriture dans la nature, j'ai quand même suivi les conseils de l'autorité et j'ai privilégié une nourriture cuite, plus diététique, en optant pour le blanc de poulet, alterné, de temps à autre, avec du thon en boîte ou du poisson frais (qu'ils n'aiment pas trop, c'est bizarre). Apparemment, ce régime semble sain, mon Zeb trottant encore comme un chef sur ses 19 ans révolus, n'ayant pas de problème ni de poils ni de dents... Si ce n'est sa perte de poids en ce moment lié à une déficience de ses reins, phénomène, hélas, paraît-il, courant chez les chats adultes de cet âge-là, il se porte on ne peut mieux, ce qui rend un peu perplexes mes voisins, grands amoureux de chats aussi, mais qui, coup sur coup, viennent d'en perdre trois, à l'âge, pour le plus vieux, de 13 ans seulement, ce qui, somme toute, est assez peu eu égard à la durée de vie moyenne d'un chat.
Chipie, après être restée plus d'un mois dans la nature, livrée à elle-même, sans maison où se réfugier, nourrie occasionnellement seulement par Yvonne, la mamie voisine de feue Louise, n'avait plus d'habitude alimentaire... Elle se jetait frénétiquement tout ce qu'on lui donnait. J'avais remarqué que lorsqu'on mangeait des croissants ou autres viennoiseries le matin, elle levait son nez en reniflant d'un air intéressé, on a alors appris qu'elle aimait la mie de pain, de croissant... De même, lorsqu'on mangeait des pommes de terre, sous forme de purée ou à la vapeur..., elle en réclamait et ne cachait pas son plaisir. En Bretagne, où j'ai peu de magasins de frais à proximité, je n'ai pas toujours du blanc de poulet pour elle, elle mange volontiers  tout ce qu'on lui donne et ne s'étonne pas de manger de la paté plusieurs jours de suite... Elle n'est pas compliquée... Je pense qu'elle va aussi de temps en temps croquer un petit mulot dans le jardin, quoique je l'ai plutôt vue jouer avec que les machouiller... Ce qui m'a étonnée au début, lorsqu'elle n'avait pas encore perdu le réflexe de manger pour ne pas manquer, c'est que, en voiture, elle grignotait même le pain de mie de nos sandwiches d'autoroute bourrés de sauce mayonnaise pas très appétissante ! Elle ne refusait pas, quand je lui en présentais, et avalait le tout très nerveusement, je n'ai jamais su si c'était pour me plaire, en en faisant une condition sine qua non à sa survie, de peur d'être abandonnée de nous si elle ne satisfaisait pas à nos demandes, ou si c'était le stress de la voiture, car, même si elle s'y comporte très sagement, elle aurait pu sentir là aussi que c'était une autre condition pour être acceptée de nous. Plusieurs mois plus tard, cependant, rassurée de ne pas mourir de faim avec nous ni de souffrir de "punition" quelconque lorsqu'elle faisait une chose qui nous déplaisait, ce qu'on ne manquait pas de lui signifier gentiment (je suis incapable de la gronder vraiment, compte tenu de son passé douloureux...), elle n'en voulait plus, et elle se contente désormais de détourner poliment la tête quand je lui en propose... A part un jaune d'oeuf cru de temps en temps, qu'elle partage avec Zeb, elle ne veut plus de purée, ni de croissant, ni d'aucun autre aliment qui ne soit de leur nourriture habituelle. En revanche, elle vient toujours réclamer un petit bout de beurre quand elle en sent l'odeur... Pas bretonne pour rien, la petite !!! Mais je ne lui en donne que quelques pointes de couteau de temps en temps, je ne pense pas que ce soit très bon pour sa santé...".
Zeb et Chipie : "On n'aime pas le poisson blanc, mais un p'tit bout de saumon fumé,
on ne dit pas non, juste pour goûter et te dire si on aime ça..."
Colibri : "Oh, les chats, on peut pique-niquer tranquilles, oui ? Votre gamelle,
c'est en bas, à la cuisine, non mais !"
Vous avez vu comme on est sages, hein, je ne sais pas comment c'est chez vous, mais ici, on adore se faire servir !!!
Colibri : "C'est curieux, Zeb, qui a l'habitude de monter sur la table de la salle à manger lorsque nous prenons notre petit-déjeuner, ne s'aventure en revanche jamais sur la table bistrot à l'heure du dîner quand nous prenons notre repas "en haut" en toute décontraction lorsque nous sommes tout seuls... Quant à Chipie, elle ne se risque nulle part, je crois que chez Louise, elle n'avait pas le droit d'aller dans toutes les pièces car elle faisait des bêtises en grimpant un peu partout et en cassant quelques babioles. Depuis qu'elle est chez nous, et peut-être à cause de la présence de Zeb, omniprésent sur le territoire, elle est plutôt sage, se tenant même en retrait la plupart du temps, comme une parente pauvre ! Et pourtant, on ne fait vraiment pas de différence, et même, j'aurai tendance à lui donner plus d'attention qu'à Zeb, car elle a "souffert" et cela m'émeut à chaque fois que je la regarde"...
ADDENDUM :
Colibri : "Zeb me signale que j'ai oublié de mentionner, dans son alimentation quotidienne, le fromage blanc. Un par jour, très important, pour le calcium !"

vendredi 14 janvier 2011

zeb, pilleur de temps...


Tu t'es vu quand t'as bu, Zeb ?!!!
What shall we do with a drunken Kitty
What shall we do with a drunken Kitty
What shall we do with a drunken Kitty
Early in the morning !
Put him in the basket and make him drink tea
Put him in the basket and make him drink tea
Put him in the basket and make him drink tea
Early in the morning !
Colibri, pourquoi tu chantes ça aujourd'hui ?!!!
Colibri : "C’est un chant de pirate, mon Zeb,
tu es un vrai pilleur de temps, toujours sur mes talons,
partout où je passe, partout où je vais tu vas,
quoique je fasse, tu cherches toujours mes bras
Ton obsession, finir les verres et piquer un roupillon !
En aparté, chut, il ne faut pas qu'il m'entende : je crois que je n’ai jamais eu un chat aussi présent, je n'ose imaginer le jour où je ne serai plus réveillée par ses moustaches et son nez rose humide caressant ma joue, où je ne m'endormirai plus au son de ses ronronnements interminables, où je ne me réveillerai plus complètement ankylosée de n'avoir osé bouger dans la nuit quand il squatte mes jambes, ou avec un torticolis parce qu'il aura expulsé ma tête de l'oreiller pour s'y installer, où il ne frôlera plus mes jambes dans l'escalier pour descendre plus vite que moi, quitte à me faire renverser mes plateaux, où il ne viendra plus devant mon bureau en réclamant bruyamment que je vienne jouer avec lui, où arrivée devant mon ordinateur pour travailler, je le trouve endormi sur mes feuilles et me résigne à attendre qu'il se réveille de sa sieste... En ce moment, il est plutôt en baisse de forme, c'est peut-être cela qui me donner des états d'âme... On me dit que c'est normal à son âge. Il a quelques soucis avec ses reins, il boit beaucoup. Sinon, il a encore toutes ses dents, il saute encore comme un cabri et dévale les escaliers avec autant d'entrain quand il s'agit d'aller dans la cour ou à l'heure du dîner quand il m'entend couper son blanc de poulet, un son qu'il reconnaît même quand il est dans les combles, c'est incroyable, alors que moi-même je ne distingue pas forcément un bruit d'un autre sur ma planche à découper !!! En réalité, il y a une planche spéciale pour les chats, celle qui n'a jamais connu l'oignon ou l'ail ou le piment, peut-être qu'elle sonne différemment ?! Ah, mon Zeb, tout un poème à lui tout seul !"
  

 
Ah non, la bière, je n'en veux pas, je ne m'appelle pas Garfield !
 
Ah, voilà qui est mieux... Mais, pas touche à ma cassette, hein ?!!
Colibri : "Espèce d'Arpagon !"

Colibri : "Flagrant délit !" 
Pffff... du thé, boisson de bonne femme ! Allez, je vais me coucher !
Colibri : "Mais, non, Zeb, justement, le thé c'est pour resté é-veil-lé ! Eh, qu'est-ce que tu crois, je bosse jour et nuit pour gagner ta pâté quotidienne !".

Pffff... Encore des "menteries" !!!!!
ADDENDUM
NB  de Colibri : "What shall we do with a drunken sailor" est un chant de marins originalement mis en musique par les irlandais. Il a été adapté et interprété par de nombreux chanteurs (*). Je l'ai adapté pour Zeb, en changeant sailor par kitty et en modifiant le Put him..., à défaut d'avoir la fille du capitaine à mettre dans son lit, car c'est ma place à moi, non mais !".
(*) Voici les principales interprétions de ce fameux chant (pour ma part, je ne connais que celle de Pete Seeger et celle de mon illuste inconu de frère, nous l'avons tellement chanté ensemble avec les copains, dans les veillées autour des feux de joie de notre adolescence !!!):
Source Wikipedia : "The song has been widely recorded under a number of titles by a range of performers including Blaggards, Dschinghis Khan, Gina, Dale Haze and the Champions, Great Big Sea, the King's Singers, Quadriga Consort, James Last, The Swingle Singers, the Brobdingnagian Bards, the LeperKhanz, Pete Seeger, Captain Bogg and Salty, Terrorvision, Authority Zero and the hungarian irish folk-punk band Paddy and the Rats, but probably the best known rendition is by The Irish Rovers. It also forms part of a contrapuntal section in the BBC Radio 4 UK Theme by Fritz Spiegl, in which it is played alongside Greensleeves. It has also been recorded by David Thomas and features on the 2006 release Rogue's Gallery: Pirate Ballads, Sea Songs, and Chanteys. The French rock band Noir Désir sing it in many concerts. The Irish Rovers traditionally end their concerts with an audience sing-along of the song."