Membres

dimanche 28 août 2016

la vie continue, ou Tara la nouvelle

Je m'appelle Tara, nom qu'a choisi de me donner Colibri, chez qui je viens d'arriver, alors qu'elle ne m'attendait pas vraiment. Mais on lui a demandé un sauvetage, elle a hésité à cause de mon âge (1 an et demi), de mon histoire : abandonnée il y a deux mois par des résidents secondaires qui sont repartis sans moi, j'ai erré dans mon ancien quartier en quête de nourriture que les uns et les autres voulaient bien me donner ; une gentille dame blonde me nourrissait régulièrement, je voulais squatter chez elle, mais elle avait déjà deux chats à elle plus celui de sa fille qu'elle gardait, je leur crachais dessus, jalouse de leurs privilèges croyait la dame, mais, en fait, j'étais "pleine" d'un gros matou sauvage qui traînait par là et qui ne m'avait pas demandé mon avis, et je voulais protéger les petits (cinq !) que j'avais dans le ventre ! Bref, la gentille dame devait bientôt repartir à Paris et cela la chagrinait que je me retrouvasse à nouveau en errance. Déjà que je n'ai que la peau sur les os, bien qu'elle m'ait bien nourrie pendant ces temps-ci, je ne résisterais pas longtemps à la misère quand l'hiver viendra...
Colibri était d'accord pour m'adopter, même si elle aurait préféré choisir elle-même un chaton en octobre prochain. Elle n'avait pas beaucoup de place dans son programme d'août pour m'emmener et me faire suivre par un vétérinaire. Aussi, les deux femmes se sont mises d'accord pour que la gentille blonde s'occupe de moi jusqu'à son départ mais aux frais de Colibri, qui a voulu que le vétérinaire m'opère, me fasse les vaccins, le tatouage et tutti quanti ! Bref, voici quinze jours que je fais des allers-retours chez un drôle de monsieur en blouse bleue. Mon ventre est moins rond, j'ai des fils et des agrafes que j'arrache comme je peux, on me donne des cachets "appétence" que j'avale sans difficulté, on me passe de la pommade et on me masse sans que je proteste. La gentille dame blonde s'est occupée de moi comme d'une princesse, cela ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps...
Aujourd'hui, Colibri est allée me chercher chez la dame, qui a presque pleuré en me voyant partir dans la cage à chat. Je me demandais ce qui m'arrivait encore, mais comme j'avais déjà rencontré Colibri une fois et que je l'avais trouvée gaga des chats, je n'ai pas beaucoup miaulé dans la voiture. Ah, heureusement qu'il y a de gentils Humains pour rattraper d'autres... Il paraît que cet été a battu les records d'abandon...
Je suis arrivée dans une grande maison. A travers la cage, on m'a présentée une vieille fille répondant au nom de Chipie, elle le porte bien son nom, elle m'a craché dessus !!!
Puis je suis partie en isolement dans le bureau de Colibri où elle avait déjà tout installé pour mon confort : une corbeille toute neuve, de la litière, des gamelles. J'ai mangé et bu sans complexe, j'ai essayé le canapé, la corbeille, et même la litière. Ensuite, j'ai collé aux basques de Colibri tout le temps. Il faut dire que je suis en manque d'affection, et que j'ai peur d'un nouvel abandon. Alors je préfère me manifester pour qu'on ne m'oublie pas ! En ce moment même, je suis sur les genoux de Colibri pendant qu'elle écrit sous ma dictée, voyez comme je me sens déjà chez moi !
On trouve que j'ai de jolis yeux bleus, que je suis hyper câline ; je ronronne tout le temps, et j'ai un regard si doux, je suis, en un mot, craquante ! ILS ont de la chance, d'avoir pu m'adopter !
Bon, j'espère que la Chipie sera moins hostile demain. Colibri dit que c'est la première fois qu'elle "crache" contre un autre chat qui vient dans la maison. Sentirait-elle que la concurrence va être rude avec une minette aussi jolie et gentille que moi ?
Colibri : "Tara, il te manque un kilo de chair sur les os pour être très, très belle ! Et j'espère que tu auras aussi perdu ton air triste dans deux petits mois, et que, euh... tu seras moins cocolle que Zeb, parce que travailler avec un chat sur les genoux, ce n'est pas très productif, et j'ai perdu l'habitude !"
 
Memo : c'est toujours difficile de choisir un nom pour un chat. J'en voulais un qui soit bien distinct de Chipie, pour qu'elles répondent bien à leur nom quand je les appelle. Il fallait donc des voyelles sonnant différemment.
Tara serait une gouttière mâtinée de siamois, d'après le véto... 
 

lundi 15 août 2016

adieu à un ami très cher

Aujourd'hui disparaît de la vie de la toile Aristote, un ami qui était très cher à mon Zeb parti bien trop tôt pour moi mais à un âge presque canonique pour un chat (20 ans). Aristote était omniprésent sur les blogs de Sacha, une amie virtuelle de mes premières heures de blogueuse. Vous trouverez sur le blog de Sacha, ICI, en cliquant sur le lien, un billet tout en délicatesse où elle a trouvé des mots magnifiques pour parler d'Aristote qui était, comme mon Zeb, un membre de sa famille à part entière, tout en étant entièrement à part : chaque chat est unique, comme on le sait, mais certains sont plus présents que d'autres dans tous les instants de notre vie, partageant celle-ci à chaque pas. Tel le faisait Aristote, dont toutes les photos publiées sur le blog de Sacha dans son dernier billet me rappellent tant les attitudes de mon cher Zeb, qui m'a laissée bien désemparée à son départ, à tel point qu'aujourd'hui encore il n'y a pas un instant dans la journée où je ne pense à lui. Je l'appelais Monsieur La Glu, c'est pour vous dire que c'est normal qu'il me manque "épidermiquement",
lui qui savait si bien m'entourer de ses bras quand il dormait sur mes genoux pendant que je travaillais...

...ou qui adorait se coller contre mon dos pour faire la sieste quand je lisais dans la bibliothèque...

... mon petit prince...


... avec ses grands yeux ouverts sur notre monde qu'il a quitté sans souffrance longue et inutile.
Aujourd'hui, je suis sûre qu'il est déjà en train de guetter l'arrivée d'Aristote pour l'emmener gambader avec lui dans les vertes prairies de la vallée merveilleuse où il vit désormais au-delà de l'Arc-en-ciel...

mercredi 10 février 2016

lendemain de tempête

Colibri : "La tempête a bien sévi dans notre région, tout au long de la semaine, avec un pic ces deux derniers jours. Chipie a un gros rhume et n'est pas sortie beaucoup. Entre deux averses et deux tombées de grêle, elle s'y risquait un peu, à peine quelques minutes, histoire de nous faire attraper froid en laissant la fenêtre ouverte pour elle ! Car je ne sors avec elle que lorsqu'il fait beau. Elle s'attarde alors volontiers, soit pour jardiner avec moi, soit pour musarder pendant que je repense le jardin.
Ce matin, le calme est revenu. Elle m'a suivie volontiers pour constater les dégâts. Le sol est détrempé. Le vent a cassé l'une des plus belles branches du vieux cèdre, il va falloir la faire enlever pour qu'elle n'en entraîne pas d'autres dans sa future chute et n'écrase pas les arbustes qui sont dessous. Il faudra peut-être aussi étêter la cime..., désormais fragilisée. Quel dommage ! M'enfin, il y a par ailleurs tellement de dégâts plus importants que je ne vais pas me plaindre de si peu. Quoique... Cet arbre, qui plus est, a été planté, aux dires de l'ancien propriétaire, l'année de ma naissance, était pour moi un point de repère dans ce nouveau lieu de vie que je n'ai pas encore pris le temps de m'approprier... Pas comme Chipie, qui en a déjà fait le tour et repéré tout ce qui l'intéresse..."
Tu es sûre, Colibri, qu'Eole est parti voir ailleurs si j'y suis ? Parce que...

... même si mon véto trouve que je suis un peu enveloppée, donc bien lestée, et que je suis bretonne, le vent à décorner le diable, bouuhhh, je n'aime pas ça !

Colibri : "Mais oui, Chipie, tu ne crains plus rien, c'est le calme plat, aujourd'hui, du moins, ce matin, car, tu le sais, en Bretagne, on peut avoir plusieurs saisons dans la même journée !"

Mais, c'est détrempé partout ! Ca ne va pas arranger mon rhume...

Les oiseaux : "Hi, hi, vous avez vu la minette, en bas, elle n'ose même pas poser la patte par terre !"

Mouais... Vous avez de la chance, là-haut, Colibri m'a demandé de ne pas toucher aux oiseaux, sinon je vous prends en brochette d'un seul coup tous autant que vous êtes !
Et ce n'est pas la peine de ricaner, je n'aime pas mouiller mes papattes, et alors ???

Je vais me venger sur les mulots, eux, j'ai le droit de les chatouiller un peu, si je ne les mange pas...

Coucou, les mulots, vous êtes où, c'est moi votre copine qui aime bien vous chatouiller.
Colibri :"Il y a beaucoup de trous de mulots dans le jardin. J'adore regarder Chipie enfoncer son bras, euh sa patte jusqu'au fond, sans jamais avoir réussi à en attraper un, pour l'instant !"

Pfff... Même l'herbe a bu jusqu'à plus soif, je vais devoir écoper avant de marcher dedans...
Où aller, où aller... Bon, l'allée du fond, je n'y vais presque jamais à cause de la route qui passe à proximité. Aujourd'hui, ce n'est même pas la peine d'y songer, ce doit être un vrai bourbier...

J'en ai assez de sautiller sur les griffes, ce n'est pas la peine de m'attarder, je vais attendre le vrai beau temps pour remettre mon nez dehors. D'ailleurs...

... vite, vite, aux abris, il y a une nouvelle rincée qui se prépare, parole de bretonne !
 
Colibri : "A peine Chipie rentrée, effectivement, la grêle s'est à nouveau abattue sur le jardin ! J'ai juste eu le temps de photographier la branche cassée du cèdre, avant que le jardinier ne l'enlève...".

jeudi 4 février 2016

le rêve secret de chipie...

... voler sur le dos d'un oiseau, de préférence un colibri !!!
(cette image est empruntée au photographe dont l'image a fait le tour du web et dont on parle, notamment, ici (cliquer sur le lien) :
http://news.google.fr/news/url?sr=1&ct2=fr%2F4_0_s_4_1_a&sa=t&usg=AFQjCNFII9w4I6t5Qr3yvDlr4IvAJXgO9w&cid=52779282449341&url=http%3A%2F%2Fwww.maxisciences.com%2Foiseau%2Fl-039-incroyable-histoire-du-pic-vert-qui-volait-avec-une-belette-sur-le-dos_art34413.html&ei=bzz3VJGqDK-WigangoGACQ&rt=HOMEPAGE&vm=STANDARD&bvm=section&did=1716314344718551174&sid=fr_fr-t&ssid=t&at=dt0

Pffff..., c'est ce qu'ELLE croit ! M'enfin, Colibri, j'ai les pieds sur terre, moi, et je tiens à les y garder ! Va donc t'occuper de ma future maison, celle dont tu me rebats les oreilles depuis six mois, parce que j'en ai assez, moi, de vivre au milieu de cartons qui ne vont pas être déballés parce qu'ils vont bientôt déménager à nouveau !
Ce billet est en très grand différé puisque, depuis, nous avons effectivement déménagé, pour clore le bec, euh la parole à Chipie !


samedi 27 juin 2015

au-revoir...

... jolie Tama, bon voyage, salue mon frère Zeb au Pays de l'Arc-en-ciel pour moi !
Tama, si vous ne la connaissez pas encore, amoureux de tous les chats du monde, et admiratifs devant ceux de mes potes qui ont de hautes fonctions comme elle, qui avait boosté le chiffre d'affaires de la ligne ferroviaire où elle portait si bien la casquette de chef de gare, a fait la une il y a un ou deux jours (cliquer ICI et ailleurs sur le net pour la connaître). C'était une vedette internationale, pas comme moi, bouuuh....
Bon, il paraît que je vais bientôt déménager, alors je vais surveiller de près les opérations d'emballage qui vont durer un petit moment, et certainement plus que prévu, comme d'hab, avec ces deux que je ne comprendrais jamais !!!
Je vous dis à bientôt, moi aussi, je vais être aux abonnés absents quelque temps, vu que ma secrétaire n'est pas trop disponible pour moi...


mercredi 29 avril 2015

Chipie et Gremlin le Gentil

Gremlin le Gentil, ainsi nommé par nous !
Le film en fin de billet.
CHIPIE : Ah mais ! Non seulement il me suit partout, mais encore il n'arrête pas de vouloir me taper ! Au secours, Colibri, fais quelque chose !
COLIBRI : Débrouille-toi avec lui, et avec les autres aussi, parce que, moi, j'en ai assez de faire l'arbitre entre vous, dehors, dedans. Mais pourquoi tu les ramènes tous à la maison, tes potes ! Après, ils font les Tanguy, j'ai vraiment mauvaise conscience de devoir les chasser quand je dois fermer pour partir, et avant, cela, de les sortir de dessous le lit ou autre avec un balai !!! M'enfin, je ne peux pas vous laisser tous dans la maison sans savoir quelles bêtises vous allez faire, si je ne vais pas retrouver mon bureau sens dessus dessous. Sans compter que tes potes, ils ont aussi une maison, leurs bipèdes peuvent les chercher et s'inquiéter ! C'est vrai que je ne sais où sont leurs maisons, à tous, si elles sont ouvertes toute la journée pour qu'ils puissent rentrer s'il pleut, vente trop...
CHIPIE : Mais t'as dit que j'allais avoir des petits frères ou des petites sœurs bientôt ! Ça fait presque un an maintenant, et je ne vois toujours rien venir... Alors, j'ai pris les choses en main !
COLIBRI : C'est qu'entre-temps, on a changé nos projets, ma Chipie, on va encore déménager bient...
Une découpe dans le grillage
pour Chipie au bout du jardin
CHIPIE : Oh non, oh non, c'est trop bien ici, j'ai un grand territoire sécurisé : notre maison, le jardin clos mais avec des accès sur l'extérieur, tu sais, ces trous que tu as fais dans le grillage, un pour moi, un pour Jolicoeur. Je peux sortir du jardin pour vadrouiller partout, partout, sans passer la route, il y a de vastes terrains de jeux tout autour de la maison, sans circulation sauf notre voiture et celles du voisin qui te prête son hangar pour les meubles parisiens que tu n'as pas pu caser dans cette maison. Hi, on vit presque dans un condominium ! Je peux même aller faire la sieste sur la terrasse chaude plein sud d'Yvonne...
... une autre pour Jolicoeur, à l'entrée ! Lui, il est à géométrie variable,
quelquefois il a du mal à passer, il est alors temps de le mettre au régime !
COLIBRI : Ben oui, mais je ne veux plus te voir chez Yvonne, hein, parce que la dernière fois que tu y es allée, tu as suivi le gros Marcel qui aime bien les chats, tu as passé la route et tu t'es retrouvée enfermée dans sa maison alors qu'il ne l'habite même pas, qu'il était juste venu faire un peu de rangement. Tu as eu de la chance que j'aie eu de l'intuition et que je sois quand même allée inspecter par là-bas pour te retrouver. Sinon, à l'heure qu'il est, tu serais morte de faim, et peut-être même de froid. Je te rappelle que tu nous as fait ce coup juste la veille de la Saint-Sylvestre, vilaine fille !
CHIPIE : Ben... pas fait exprès. Avoue quand même qu'une seule fugue (ce n'est même pas une fugue, puisque c'était involontaire !) en dix ans, il n'y pas de quoi en faire un drame. Mais je vous entendais m'appeler la nuit, bravo, les voisins devaient être contents à vous entendre hurler mon nom à 3, 4, 5h du mat, hi ! Et ton dadais de grand blond, il était bien passé à côté de la maison de Marcel, le matin, en m'appelant désespérément, mais comme il est sourd comme un pot, il ne m'a pas entendu brailler à me rompre les cordes vocales pourtant !
COLIBRI : Un jour de vent, comment veux-tu qu'il t'entende !!! Et il faut avoir pitié de lui, tu verras, quand tu vieilliras, tu vas devenir sourde aussi ! D'ailleurs, je crois bien que tu l'es déjà un peu, non ?
CHIPIE : Pfff... C'est quand je veux... Et puis, ce n'était pas malin de montrer ma photo à tout le monde, maintenant on va me montrer du doigt comme la "fugueuse" !
COLIBRI : Pas de risque, tout le monde pensait qu'on cherchait Jolicoeur... Tu sais, ici, tous les chats rayés se ressemblent pour eux. Au moins, lui, Jolicoeur, il n'est pas bête, il ne se ferait pas enfermer dans une maison où il n'y a jamais personne ! Et pourtant, avec tous les gîtes qui ne sont occupés qu'occasionnellement, cela pourrait être dangereux pour lui...
CHIPIE : Oui mais lui, il a sûrement plusieurs maisons parce que, parfois, tu le dis toi-même, on se demande où il passe pendant cinq jours sans venir manger... Et, comme par hasard, quand il y a du poulet ou du lapin, on le voit deux fois dans la journée ! Un goinfre, je vous dis ! Tu ne vas pas l'adopter, hein ? D'abord, tu sais bien, il fait pipi partout, et debout en plus ! Et c'est un chat voleur, tu as toujours dit que tu n'admettrais jamais cela à la maison ! Tin, tin, vas-y pour l'éduquer, maintenant, ce gros patapouf qui mange à tous les râteliers, qui ne veut même pas jouer avec moi, qui fait semblant de ne pas me voir quand il traverse la cour pour venir se restaurer. Et paf, tout de suite, il saute sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, sans un regard pour ma jolie personne, et toi tu te précipites comme une servante dévouée à lui couper tout de suite sa viande. Et il faut vous voir, tous les deux, toi et le grand blond, vous lever quand il s'en va, du genre "le roi s'en va, tout le monde se lève"...
COLIBRI : Oh, tu as fini, tu me fais une crise de jalousie ou quoi ? On se lève seulement pour essayer de savoir quelle direction il prend, où il va, essayer de repérer son antre...
CHIPIE : Hi, c'est raté, il t'as semée, l'autre jour, hein ?! Tu ne sais pas encore sauter par-dessus les haies, hi, hi !
COLIBRI : Oh, mais si tu continues, c'est ma main qui va sauter sur tes petites fesses bien dodues !
CHIPIE : Sans rire, Colibri, on ne va pas déménager, hein ?
COLIBRI : Si... Ca y est, on a déjà acheté la maison, il faut seulement prendre le  temps de déménager. Mais tu verras, là-bas, il y a deux fois plus de place qu'ici, plein de pièces pour nous, pour les amis..., un balcon d'où on voit la mer..., tu verras, on y sera très bien, et on pourra alors te trouver un ou deux frérots...
CHIPIE : mais je m'en fiche de la mer, beurk, j'aime pas l'eau ! Un jardin, un jardin, je veux un jardin !
COLIBRI : Tu en auras même deux ! Il y en a un assez grand, entièrement clos, et quand tu en auras fait le tour avec tes petites papattes de mémère (si, si, ma Chipie, tu as plus de 11 ans, maintenant, ça commence à chiffrer, c'est dire qu'on a presque le même âge !), tu seras épuisée ! Regarde, il y a même une porte qui donne sur un deuxième jardin, si toutefois, tu n'avais pas assez d'espace dans  le premier. Mais interdit d'en dépasser les limites, hein, parce qu'après c'est le champ du voisin, et après encore, tu risquerais de te noyer dans la mer à marée haute...
CHIPIE : Non, non, pas un jardin trop clos, je veux que les petits copains puissent venir jouer avec moi...
COLIBRI : Mais c'est promis, dès qu'on y sera installés, tu auras des petits frères, ou petites sœurs...
CHIPIE : Des petites sœurs, c'est peut-être bien, parce que les garçons, ils sont turbulents ! Regarde ce chenapan de Gremlin, il m'épuise ! Et il énerve même Jolicoeur, regarde les, tous les deux, en train de se chamailler sur les claustras d'Yvonne !!!

COLIBRI : Attends, je  présente à nos lecteurs Gremlin Le Gentil :



C'est le chaton de la jeune voisine, il a fait copain avec Chipie et a pris l'habitude de venir nous saluer tous les matins. Comme il est dehors très tôt, il attend patiemment, qu'il vente ou qu'il pleuve, à la fenêtre de mon bureau qui sert de passage à Chipie.

Dès qu'il entend du bruit dans notre maison, il dresse ses grande oreilles de gremlin ! J'ouvre la fenêtre et il attend que Chipie se pointe. Il lui saute alors au cou pour jouer, mais elle n'est pas toujours d'humeur. Je les envoie alors régler leurs comptes dehors parce que j'aime bien prendre mon p'tit déj. dans le calme ! C'est qu'il est effronté, le chenapan ! Celui qui attaque, c'est le petit ! Chipie, elle, fait semblant de se laisser dominer...



Euh... c'est une autre histoire, quand le petiot croise Jolicoeur, qui est trois fois plus grand et gros que lui !!! Gremlin a pris goût à se promener sur les claustras de sa voisine directe, là où, parfois, Jolicoeur s'aventure aussi. Heureusement que leur différence d'âge (le chaton n'a pas encore cinq mois) fait que cela se termine plutôt bien, Gremlin ne demandant jamais son reste longtemps et Jolicoeur n'ayant qu'une hâte, que ce gringalet le laisse venir tranquillement manger chez nous, en face !

Jolicoeur, c'est ce chat magnifique que les lecteurs de ce blog connaissent déjà bien. Il est très présent dans notre vie pour l'instant, tant que nous habitons cette maison et ce quartier, qui est son territoire, et cela me serre le coeur de savoir que je ne pourrai pas l'emmener avec moi dans notre future maison où l'emménagement est imminent. Je ferai un billet pour expliquer tout cela bientôt. Il est magnifique, n'est-ce pas, ce matou indomptable ?! Un vrai fauve, pas comme nos "mogwaï" de service !!!



C'est le maître incontesté du quartier. Il doit avoir un peu plus de deux ans maintenant. Lors de nos séjours intermittents ici, c'était le seul chat que je voyais quotidiennement. Mais depuis que je suis à demeure dans cette maison provisoire que nous quitterons bientôt, il m'est arrivé d'en croiser quelques-uns, des adultes plus ou moins livrés à eux-mêmes. Et, depuis le printemps, quelques jeunes chats aussi ont fait leur apparition dans le coin. J'espère qu'ils ont tous des maisons. Il semble qu'ici, beaucoup de gens prennent des chats mais les abandonnent assez facilement.. Heureusement qu'il n'y a pas de "rafle" par les services de la mairie qui oeuvrent régulièrement pourtant dans le secteur....
Les matous qui viennent chez nous en suivant Chipie n'ont pas l'air malheureux, plutôt sympas et assez familiers, tel ce rouquin qu'on appelle l'Affreux à cause de sa tache sur le nez, pas joli, joli ! Il fait la cour à Chipie et la suit parfois jusqu'au bord de ma fenêtre de bureau.
Quant aux jeunes chatons de l'année,il y a un gros patapouf, rouquin aussi, à peine plus âgé que Gremlin Le Gentil, ils font front quand Chipie n'est pas de bonne humeur, sur le rocher d'en face, sans oser venir la déranger !

Mais pas un jour ne passe sans que notre mogwaï ne franchisse le pas de notre porte pour me gratifier d'un gloussement joyeux et se rouler à mes pieds, il aime beaucoup notre maison, et j'espère que les futurs occupants seront aussi accueillants avec lui que nous. En attendant, je m'inquiète déjà de savoir comment je vais pouvoir contrôler la Chipie avec cette porte qui donne nulle part et ailleurs, ou quelque part sur la mer... quand elle est là !

mercredi 10 décembre 2014

chipernation

Vu la flotte qui n'arrête pas de tomber depuis quelques semaines, le panier à champignons a trouvé un autre usage...

jeudi 1 mai 2014

carte postale de chipie aux copines parisiennes de sa ELLE

 
Colibri : Chipie, tu fais la maligne mais tu rigoleras moins la semaine prochaine, on va te laisser toute seule au moins trois jours ! Tu sauras te débrouiller, hein ? On passera le bonjour de ta part à Elliot, il va être triste de ne pas te revoir...".
 
Tous les matins, Elliot, très matinal, attend sur le perron notre réveil, enfin, celui de Chipie... C'est le chat des voisins d'en face, lui et Chipie partagent, partageaient en très bonne entente la cour. Quand elle n'est pas là, il paraît qu'il attend toute la journée sur le paillasson. Je suis triste pour lui, il va s'ennuyer sans elle qui restera désormais définitivement en Bretagne, où, bien sûr, il sera le bienvenu avec ses Humains, on leur prêtera une petite maison s'ils ont envie de visiter notre campagne au bord de la mer, bien que je sache qu'ils ont une préférence pour les chaleurs torrides...
 

dimanche 20 avril 2014

retrouvailles (joli-coeur)

La dernière fois qu'on avait laissé Joli-cœur, je pensais que ce serait pour une courte durée, trois semaines tout au plus. Je m'étais un peu inquiétée, avant mon départ, auprès des voisins pour savoir s'ils pouvaient me renseigner sur un éventuel maître qu'il aurait ou aurait eu dès lors que je l'ai connu portant un collier, par une fois changé. Personne n'a pu me répondre exactement, Gilberte ayant seulement suggéré qu'il pouvait avoir eu pour maîtresse une dame âgée qui venait d'être admise en maison de repos. Cela correspondrait à l'époque où j'ai vu pour la deuxième fois Joli-cœur qui, alors qu'il ne réclamait pas à manger la première fois mais juste à faire copain-copain avec Chipie, était devenu très quémandeur la seconde. Sans compter que je l'avais surpris en train de faire les poubelles pour se nourrir, signe qu'il n'avait certainement plus le couvert. Je ne savais pas trop quelle attitude adopter, quand Huguette m'avait dit d'un ton ironique "Ne vous inquiétez pas pour lui, il saura se débrouiller !" (pendant mon absence alors imminente).
Deux semaine après mon retour à Paris, j'avais appelé Jo pour savoir si elle l'avait vu dans les parages de nos maisons (la sienne est voisine de la mienne). Elle ne s'était pas posé la question mais m'avait assuré qu'elle ferait désormais attention et que, à l'occasion, elle lui mettrait une gamelle.
Mon retour à Paris a duré beaucoup plus que prévu et ce n'est que plus de deux mois plus tard que j'ai enfin pu regagner la Bretagne. Titou s'inquiétait un peu aussi de ce chat qu'il avait pris en affection.
Dès notre arrivée, un jeudi soir, notre premier réflexe a été de regarder aux alentours de la maison pour apercevoir sa silhouette, espérant qu'il entendrait les mouvements de voiture dans la cour et rappliquerait avec son air fier et conquérant, comme il l'avait fait tout au long de mon dernier long séjour, souvent à l'heure des repas, pour réclamer son assiette ou s'inviter dans la maison pour faire une petite sieste ! C'était un peu présomptueux, quand même, de notre part à nous qui l'avions abandonné à son sort de chat errant il y a plus de deux mois, au plus fort de l'hiver. Mais qui sait : quand j'avais emmené Mimi, alors âgé de six mois, chez mes parents pour le leur confier définitivement, maman me disait, quand je lui rendais visite : "Ca fait au moins trois jours que je n'ai pas vu le chat". Et, dans la journée, Mimi arrivait par le toit du préau qui donnait sur la cuisine. Plusieurs  fois ainsi, alors qu'il disparaissait assez souvent de la maison, il réapparaissait à chacune de mes venues, le jour-même de mon arrivée, comme si on communiquait par télépathie !


J'ai cru avoir rêvé cette image de mon Joli-cœur attendant
patiemment derrière la vitre. Il faudra qu'il apprenne à
frapper au carreau, parce que tout est tellement étanchéifié
dans ces maisons qu'on ne l'entendrait même pas miauler et
nous ne saurions pas qu'il est là si on a le dos
tourné à la fenêtre...
J'avais beaucoup pensé à Joli-cœur ces deux mois loin de lui, même si, objectivement, je me disais que s'il avait bien vécu avant moi, il n'y avait pas de raison qu'il ne survive pas après moi ! Cependant, c'est avec beaucoup d'interrogation que j'ai passé les cinq jours postérieurs à notre arrivée sans l'avoir repéré aux abords de notre maison. Ni aucun autre chat, d'ailleurs, ce qui pouvait s'expliquer par le vent, ils restent habituellement bien planqués aux abris quand le temps est assez tourmenté.
Je commençais à désespérer lorsque le lundi soir, en fin d'après-midi, levant machinalement les yeux de mon ordinateur pour regarder vers la fenêtre, je l'ai vu. Il était là, somnolent sur le rebord. Je ne sais depuis combien de temps il attendait ainsi. J'ai poussé un cri de joie, j'ai appelé Chipie pour qu'elle vienne le voir derrière la vitre, puis j'ai ouvert la fenêtre pour lui manifester mon bonheur de le revoir et le caresser. Il a miaulé plaintivement, a esquissé un mouvement de défense, puis a craché un peu avant de me regarder d'un air malheureux. J'en étais toute retournée. Il semblait avoir diminué de moitié en volume et son poil n'était pas au mieux de leur forme, ses pattes toutes souillées de boue semblaient manquer de soins aussi. Il faut dire que, vu l'eau qui est tombée abondamment ces derniers mois, à tel point que les champs en sont encore imbibés, il a dû vadrouiller continuellement dans la mélasse. Il a regardé Chipie avec indifférence tandis qu'elle crachait. Je ne savais pas si elle était contente de le revoir, elle qui le guettait aussi. Aussitôt, Joli-cœur a repris ses réflexes, en changeant de fenêtre pour venir à celle de la cuisine, où je lui ai servi une assiettée de poulet fumé (c'est le menu habituel de Chipie quand je n'ai pas le temps de lui cuire des blancs de volaille fraîche !) qu'il a avalée en trois coups de langue. Il a ensuite fait sa toilette puis est reparti très vite, sans attendre de nouvelles caresses, en direction de la maison de Jeanne, en face, de l'autre côté de la route. J'étais soulagée de l'avoir revu mais malheureuse de le trouver dans un état aussi piteux. Ou alors est-ce mon imagination qui me donnait cette impression ? Un instant, j'ai même cru avoir rêvé son image dernière le carreau, tellement il était reparti vite après avoir mangé.
J'espère que sa blessure à l'œil n'est pas
grave...
Il n'est pas revenu le lendemain, ce qui m'a rendue triste tout en me rassurant sur sa capacité à se débrouiller effectivement, en espérant bien qu'il avait compris qu'il ne fallait pas trop compter sur nous, ces irresponsables qui ne savent même pas comment l'adopter définitivement !
Le mercredi, à la tombée de  la nuit, Titou a hurlé "Voilà Joli-Cœur ! Il passe sous le grillage, il va arriver à la fenêtre de la cuisine !". Aussi gaga que moi, le gars ! Deux minutes plus tard, Joli-Cœur était là, sur le rebord de la fenêtre, miaulant pour la forme car il savait qu'on l'avait vu et que j'étais en train de m'affairer déjà avec la planche à découper pour le servir : il a reconnu le rituel très vite ! Or, je me suis aperçue qu'il avait un œil blessé, il avait du mal à l'ouvrir et larmoyait beaucoup. Que faire, que faire, avec un chat presque sauvage qu'on ne peut pas toucher comme on veut. Titou a essayé de lui passer un coton imbibé de sérum physiologique mais c'était mission impossible. On s'est fait griffer tous les deux, tandis que j'avais peur que Joli-Cœur ne se sauve ou tombe dans les jardinières en contrebas, en reculant trop brusquement sur le bord de la fenêtre, ce n'était pas pour mes plantes que je craignais mais il risquait de faire mal à ses fesses désormais osseuses, bien qu'il n'ai pas maigri au point que l'on sente ses côtes. En fait, il a retrouvé la taille qu'il avait avant d'élire notre maison comme cantine ! Je lui ai donc donné son assiette. Comme la dernière fois, il a mangé goulûment et, en passant sa langue sur ses babines tout en me regardant, il m'a signifié qu'il aimerait un peu de rab. Ses désirs sont des ordres ! Une fois rassasié, il a fait sa toilette. Cette fois-ci, il s'est un peu attardé dans l'ombre du soir qui descendait sur la maison, avant de repartir, toujours dans la même direction. L'état de son oeil m'inquiète, je pense qu'il a dû se bagarrer avec un autre chat. Il a d'ailleurs une nouvelle petite balafre sur le nez, celle du mois de décembre ayant disparu.

Il n'a pas cherché à entrer dans la maison. Son œil gauche est très larmoyant.
Son air triste m'a vraiment émue. J'espère que lorsque nous serons installés
ici pour de longs séjours sans grande interruption,
il redeviendra plus familier et restera avec nous...

Joli-cœur : "T'as pas du rab, madame ?"
Le lendemain, jeudi, il y avait beaucoup de vent et je savais que je ne le verrai pas.
Le surlendemain, vendredi, il est revenu, toujours à l'heure du repas du soir. J'en ai profité pour mettre dans sa nourriture un cachet anti-infectieux que j'ai sous la main pour Chipie, à qui il arrive aussi d'avoir des soucis à l'œil quand elle se prend dans les branches d'arbuste dans la cour parisienne. Ouf, Joli-Coeur a tout avalé sans distinction des morceaux, ce qui m'a rappelé un certain Gaspard qui, lui, avait l'art de laisser sur le côté de la gamelle le seul bout de viande où j'avais pourtant bien pris soin d'enfoncer discrètement le médicament !!!
Après avoir fait sa toilette et somnolé un peu comme un vieux notaire bien repu, Joli-cœur est parti, cette fois-ci en descendant le chemin, dans la direction opposée de la maison de Jeanne. Mystère, mystère, ses itinéraires qui changent tout le temps. Selon le vent, peut-être ?
Samedi matin, alors que j'attendais que l'odeur du café montât dans les étages pour me lever, Titou a crié "Joli-cœur est là !". Hein, il n'est même pas 8 h ! Ben, j'espère qu'il ne va pas reprendre ses habitudes de l'automne dernier : 7h30, 15h, 19h30 ! Du coup, je me suis levée pour lui donner son repas, avec un nouveau cachet. Déjà son œil avait l'air un peu en meilleur état, il avait moins de chassie dans le coin et ses paupières semblaient s'ouvrir presque normalement.
Dimanche, on ne l'a pas vu, ni le matin, ni le soir.
J'aime bien quand il s'attarde pour faire sa toilette
avant de repartir dormir je ne s ais où...
Lundi, il est revenu tôt le matin. Son œil est complètement guéri.
J'ai déjà le cœur serré de le laisser à nouveau dans deux jours... Mais, cette fois-ci, ce sera pour une courte durée, une grande semaine tout au plus... Le temps s'améliore, les maisons vont à nouveau ouvrir leur porte, il pourra s'inviter chez qui il veut pour manger, faire la sieste, mais j'espère bien qu'il choisira la nôtre comme lieu très amical, même si cela ne réjouit pas trop Chipie qui aimerait un pote un peu plus sociable et bien que, très confiante dans notre amour pour elle, elle ne manifeste aucune jalousie lorsqu'on s'occupe de nourrir Joli-cœur ou le guettons dès le matin, en poussant des cris de joie dès qu'il apparaît...