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dimanche 23 février 2014

ma vie comme en prison (en très grand différé !)

Billet rédigé par Chipie en aout-septembre 2013

Ah, j'aimerais bien, moi, avoir une Humaine comme SACHA, qui fait confiance, c'est la moindre des choses, à ses adorables têtes poilues, pas comme ma ELLE qui doute de notre intelligence suprême, certes souvent dictée par les gargouillements de notre estomac, quand ce n'est pas par notre peur de voir disparaître notre foyer douillet si on tarde trop à rentrer après une belle virée dans la campagne, ou simplement par trouille du noir, car, vous le savez, le chat qui voit dans le noir, c'est un mythe ! Bref, Sacha qui n'avait pas hésité à ouvrir la porte à ses galopins le premier jour d'un emménagement, après quelques mille kilomètres de voiture, dans un lieu complètement inconnu d'eux ! Même pas peur, la douce Sacha, de ne pas les voir revenir, elle avait confiance et son amour pour eux était plus fort, elle n'est pas égoïste, elle...Moi, j'ai beau braillé tout ce que je peux, j'entends toujours la même réponse "Chipie, il faut d'abord que tu t'habitues à la maison avant de sortir, sinon, tu vas te perdre et tu ne retrouveras pas ton chemin pour rentrer !". Quoi, quoi, ELLE n'a jamais entendu parler de mes fantastiques congénères qui font des milliers de kilomètres pour retrouver leur mais... euh, leur maître adoré ? Pfff... Même si les anglais se sont évertués à prétendre, à grand renfort de caméras planquées ou autre technologie de vidéosurveillance dont ils sont très friands, qu'on ne s'éloigne jamais trop de notre gamelle, ainsi que vous pouvez le voir ICI ou sur le net en recherchant toute la communication publiée par la BBC à propos de "The secret life of the (domestic) cat", en lisant par exemple cet article de presse, tout cela la laisse sceptique. Voilà, je le disais, ma ELLE ne me fait pas confiance, par peur de me perdre, donc par égoïsme ! Râââ... ELLE devrait pourtant savoir que, dans MA Bretagne, où j'ai déjà vécu comme une SDF dans la nature au moins deux mois avant de la trouver sur mon chemin (à 150 m à la ronde de mon ancienne maison, eh oui, ils ont un peu raison, ces anglais de la BBC !), où je suis la championne de la course à pattes quand je renifle un chien dans les parages, la championne de l'escalade sur les talus quand j'entends les sabots d'un cheval, et même la championne des trapézistes sur des grillages quand je soupçonne des randonneurs au loin et que je n'ai pas de repli immédiat vers ma maison...
ELLE : "Oui, mais ce n'est pas la même maison, ma Chipie, là-bas, on est tout seul avec seulement des champs autour de nous ou des maisons secondaires vides, ici il y a de l'activité toute la journée, des gens qui travaillent, des chiens, des chats, partout... La maison a une clôture mais celle-ci est juste symbolique (j'avais demandé au propriétaire de clôturer avant de louer, mais il a mis un grillage de base quand je pensais à quelque chose de plus costaud et, surtout de plus plus haut...) pour délimiter TON futur territoire, afin que tu n'ailles pas chez les voisins, qui, eux, vivent toute l'année ici... On n'est pas encore chez nous, ma Chipie... Il faudra que tu te fasses accepter tout doucement...".
CHIPIE : "Parle pour toi, moi je suis bretonne, née et vaccinée ici, enfin presque, dans le village d'à-côté..."
ELLE : "Qu'est-ce que je te disais, tu n'es pas d'ici ! Ce sont les gens de ton propre village qui disent que tous ceux qui n'y sont pas nés sont des... étrangers !"
CHIPIE ! "Hi, toi, c'est normal, avec tes yeux bridés..."
ELLE : "Mais, non, ma Chipie, même ton oncle Henri (c'est le gendre de feue mamie Louise, l'ancienne Humaine de Chipie) qui habite à Mi-Ville, ils disent tous qu'il n'est pas d'ici, hi...".
Qu'est-ce qu'ELLE m'énerve, toujours à ergoter, à chercher à avoir le dernier mot. La dernière fois, en mars, ELLE m'avait dit :"Tu ne sors pas, parce qu'il neige", alors qu'à Paris, dès qu'il neige elle me pousse dehors rien que pour me prendre en photo parce que c'est rigolo de me voir me débattre dans cette mélasse blanche ! Ils n'auraient pas l'esprit tordu, ces Humains, par hasard ? Soit, admettons, pour les besoins de la discussion comme on dit dans son jargon professionnel, que c'est une raison plausible. Mais aujourd'hui, hein, il n'y a rien qui m'empêche de sortir, entre deux coups de vent ou deux averses, il y a bien un peu de soleil, bon sang de bois, dans cette fichue presqu'île sauvage !
ELLE : "Mais quand il fait beau, le chantier naval reprend son activité, c'est dangereux, il y le gros chien de Guy, pleins de voiture qui passent, des bateaux dans lesquels tu pourrais grimper et te faire enfermer pour des jours et des jours, qui sait, on pourrait t'embarquer ensuite pour je ne sais quelle destination lointaine et je ne reverrai jamais !"
(ce grand costaud s'avérera être Joli-Cœur !)
 
CHIPIE : "Oh, faire le tour du monde, j'aimerais bien... En attenant, je sors quand, moi, je n'en peux plus de rester derrière la vitre à regarder passer les chats, les chiens, les gens, les camions, les voitures... Tiens, même un cheval !"
Et pendant ce temps-là ? Conciliabule dans les couloirs, chuchotements dans la chambre. Je crois deviner que ma ELLE est très malheureuse de me savoir malheureuse (merci, merci, Colibri, tu es moins égoïste que je ne le pensais !), que c'est LUI, pour qui je suis la prunelle des yeux (quand je suis arrivée dans la maison, ELLE ne voyait que par son ZEB, c'est LUI qui s'est plus occupé de moi...), qui a peur de me perdre, LUI qui est venu très tard à notre gente (il ne sait pas ce qu'il a perdu entre-temps !), et qui, maintenant, ne concevrait plus sa vie sans chats, c'est LUI qui a peur que je me perde et qui ne veut pas me faire confiance, lui qui doute de tout, même de son ombre ! Après une petite dispute où j'entends, "¨Râââ, tu manques vraiment de psychologie, depuis le temps que tu vis avec des chats, maintenant, tu devrais les avoir compris... C'est comme avec les femmes... depuis le temps, tu ne sais toujours pas comment je fonctionne !". Oh la la, ILS n'ont pas fait d'enfants pour ne pas se disputer à leur sujet, mais ILS se disputent à cause de moi, Le Chat, on est forts,  hein ?!! En tout cas, fin du débat ! Je vois Colibri arriver sur moi, l'air très décidée : "Bon, ma Chipie, je te fais confiance, hein, je te laisse sortir mais tu restes là, tu ne vas pas trop loin pour le premier jour, d'accord ?".

Comment donc, bien sûr d'accord pour sortir, pour le reste, cause toujours, hi, hi ! Euh, c'est qu'elle n'est pas si bête, la Colibri, elle me connaît bien, finalement. ELLE devait être chat dans une vie antérieure ! Je fanfaronne, je fanfaronne, mais à peine la porte ouverte, qu'entends-je ? Vroom, un gros camion qui rase la barrière ! Puis, un 4x4 qui rase le grillage avec, en remorque, un bateau. Euh, t'es toujours là, hein Colibri, tu me protèges, dis ? A peine remise de ma première émotion, que voilà le chien de Guy, un grand labrador se pointe vers le grillage, tout sage, assis sur son derrière à me regarder sans aboyer, à me guetter certainement pour me sauter dessus dès que je dépasserai les limites de MON grillage ! Mais moi, les chiens, je ne suis pas copine avec depuis que Coant, celui de mamie Yvonne, n'arrêtait pas d'aboyer tandis que je le provoquais du haut du talus où ma mamie Louise discutait avec sa copine... Je n'avais pas intérêt à tomber dans sa gueule de Coant, le féroce ! Quant à ce labrador qui court partout, dans les jardins voisins, à faire des dégâts partout à ce qu'en disent les voisins, ce doit être un tueur de chats ! Mais pourquoi on habite ici maintenant, il faudra qu'ELLE me l'explique un jour, j'étais si bien dans nos jardins un peu plus loin, pourquoi ils ne m'y emmènent plus ? Encore un mystère à éclaircir...
Ma vie est une vraie prison, ici. Quand j'ai le droit de sortir, c'est avec une geôlière sur les talons, à me surveiller de près. "Non, on ne fait pas ci, on ne fait pas ça..., non, pas par ici, pas par là...". Arrrrgh, je n'en peux plus, allez, je rentre me coucher ! Je verrai demain, la nuit porte conseil !


ELLE, en aparté"Finalement, après trois jours de surveillance étroite, j'ai laissé Chipie vivre sa vie. Elle a pris ses marques, bien observé les alentours, avant de s'élancer au-delà des limites de notre maison dont les limites sont symboliques dès lors qu'elle peut, d'un saut, être en dehors du grillage, de nos rochers, et se retrouver directement sur la route ou dans les jardins voisins, mais elle est méfiante, et c'est tant mieux : je sais qu'elle a peur des voitures, elle ne s'aventure pas sur la chaussée circulante qui longe nos portails et elle se réfugie plus volontiers vers l'arrière du terrain où le hangar à bateaux et le terrain vague qui l'entoure sont de vastes terrains d'exploration, de planque, pour les chats, j'en ai aperçu quelques-uns. Le seul danger à cet endroit-là, ce sont les chiens de passage, il y en a qui sont habitués et copains avec les chats, mais il y en a d'autres qui ont plutôt l'air de chiens de chasse que leurs maîtres laissent vadrouiller en liberté. Mais Chipie a un sixième sens pour les "sentir". De toute façon, j'ai remarqué qu'elle aime humer d'où vient le vent avant de s'aventurer au dehors : elle passe un temps fou le nez en l'air, les narines en alerte, avant de se jeter à l'extérieur, et parfois, elle y renonce même... Elle ne disparaît jamais trop longtemps, pour l'instant, et, à part quelques petites excursions rapides sur les talus voisins, d'où elle revient souvent ventre à terre, je ne l'ai guère vue aller très loin... Pourvu que ça dure, j'avoue que je  m'inquiète quand même un peu beaucoup à cause de la route qui passe à côté...".

 
"Personne à droite, personne au milieu, personne à gauche... Ouf, allons-y, va falloir la gérer, cette liberté que j'ai réclamée à cor et à cris..., sinon, j'aurais l'air de quoi, hein ?" "
 
 
 
 
 
 
ADDENDUM - 24 FEVRIER 2014
 
Depuis la rédaction, début septembre dernier, de ce billet dont la publication a été retardée pour je ne sais quelle raison, Chipie jouit maintenant d'une liberté totale, elle n'a plus peur de s'aventurer, tout en prenant consciencieusement ses nouvelles marques ; elle reste cependant très attachée à sa maison, et, sauf exception, ne s'en éloigne jamais longtemps... La plupart du temps, elle rêvasse au fond du jardin sur son rocher face à la mer, ou je la trouve sur l'escalier, guettant sans doute Joli-Cœur. Parfois, alors que je la crois dehors, elle est... sous la couverture de notre lit, en train de roupiller !

lundi 17 février 2014

une histoire de chat extraordinaire

CHIPIE : En passant chez mon amie Kali visiter les amis de son club, tous des potes plus adorables les uns que les autres, et en voyant la trombinette de Charly, notre copain belge de la maison de Mlle Lili, j'ai pensé à ce livre qui traîne sur le chevet de Colibri depuis quelques jours. Devinez de quoi il parle ? De nous, bien sûr, de nos vies dans le dos de nos Humains ! Enfin, ça parle d'un chat extraordinaire, comme chacun de nous, quoi !
Voici donc l'histoire de "Casper, le chat voyageur", écrite par Susan Finden avec le talent de nos amis anglais pour tout ce qui concerne la vie des animaux. La fin est un peu triste, mais la vie de Casper ressemble beaucoup à la nôtre, quand nos Humains se font un sang d'encre pour un oui, pour un non, lorsqu'on s'absente, ne serait-ce que quelques instants ! Moi, je leur ai fait une blague l'autre jour, en partant en vadrouille une après-midi entière, sans qu'ILS n'aient réussi à savoir ce que j'ai fait durant tout  ce temps ! Ah mais, j'ai le droit d'avoir mes secrets, moi aussi, hi; hi ! Mais, une chose est certaine, je n'ai pas pris le bus, trop peur !!!
PRESENTATION DU LIVRE :
"CASPER est un chat de gouttière que Susan a adopté dans un refuge. Il est adorable, mais il disparaît parfois des journées entières. Susan s'inquiète, se demandant ce que Casper peut bien faire. Jusqu'au jour où elle découvre que son chat... est un habitué de la ligne de bus n° 3 !"

vendredi 7 février 2014

il nous manque !

CHIPIE : Devinez de qui ELLE parle ? Pfff... Fastoche, de Joli-Cœur, bien sûr ! ELLE a même téléphoné à la voisine pour savoir si celle-ci l'a vu depuis une semaine... Et hier ELLE m'a hurlé dans les oreilles : "Chipie, tu te souviens de Joli-Cœur ?" Et comment, que je m'en souviens, mes écoutilles ont fait le tour de ma tête et j'étais prête à prendre la poudre d'escampette, réflexe de survie !!!
COLIBRI : Non, Jocelyne n'a pas vu Joli-Cœur depuis un bon moment. La raison en est simple : en fin de mon long séjour, la tempête sévissait ; entre deux éclaircies, Joli-Cœur, qui n'avait sûrement pas envie de s'attarder en mondanité chez les uns ou les autres, arrivait directement chez nous, à la fenêtre, et attendait patiemment qu'on le voie, impérialement installé en attendant que bobonne Colibri ouvre le frigo et lui taille un morceau de bonne viande (selon le menu de la veille quand il y a des restes que je ne jette plus, ou du jour - il n'aime pas trop le poisson). Parfois, je le surprenais en train de bailler car nous n'avons pas d'horaires et il y avait un sacré décalage entre ses habitudes et nos allées et venues... Je vous raconterai plus longuement ce que nous croyons avoir deviné de sa vie plus tard... Aujourd'hui, j'avais un petit coup de blues en pensant à lui car voici une semaine que nous sommes partis de la Bretagne. Les volets de "sa" cantine sont désormais fermés. Avant de partir, j'avais rencontré une voisine qui passe souvent devant chez nous en promenant son chien, et elle s'était amusée de mon inquiétude de savoir qui allait nourrir Joli-Cœur quand nous ne serons plus là, alors qu'il avait pris l'habitude de venir chez nous tous les jours depuis cinq mois. "Ne vous inquiétez pas", m'avait-elle dit avec un petit sourire ironique, "il saura se débrouiller" (mais elle n'a pas proposé de le nourrir, les chats n'ont par l'air son "truc"...). Ben, je sais bien que ce vagabond ne m'avait pas attendue pour respirer, mais quand même, j'ai peur que cela le perturbe un peu. Déjà, je ne l'avais pas trouvé très en forme ces derniers temps.
Quinze jours avant notre départ, il était arrivé tout trempé, avec une balafre sur le nez, en boitant légèrement. La tempête faisait rage dehors, j'avais supposé qu'il s'était mal réceptionné lors d'un saut, qu'il s'était écorché en passant à travers les haies ou un grillage, comme il a l'habitude de vadrouiller partout, c'était envisageable. Or, le lendemain, alors qu'il était sur notre fenêtre, un autre gros chat était arrivé sur ses traces, ils avaient grogné, prêts à s'affronter. Une bagarre de chats, alors ? Possible. J'ai fait déguerpir l'autre chat, un mastard à longs poils. Euh... pas envie non plus que ma maison - eh Chipie, arrête de les attirer, hein ?!- devienne le lieu de rendez-vous de tous les errants du quartier en rut !!!
Joli-cœur entre régulièrement dans la maison quand il veut. Ce jour-là, il était allé dormir en haut, sur un tas de vieux vêtements que j'ai roulés en boule pour lui, exprès, car la première fois, il avait aimé cet endroit, sur la commode du palier. Il avait dormi quasiment toute la matinée avant de réclamer à sortir, ce qu'il fait en se pointant devant la porte avec un air très décidé. Il s'en va alors sans état d'âme, je le vois faire ses besoins sur le chemin (ouf, il ne fait plus dans mon jardin !!!), puis s'éloigner vers quel gîte mystérieux, son itinéraire n'étant jamais le même...
Puis, à part la trace de sa balafre sur le nez, il avait cessé de boiter au bout de quelques petits jours. Ce n'était donc pas grave, j'angoissais à l'idée de devoir l'attraper pour l'emmener chez le véto, toujours à cause de cette histoire de collier qui laisse à supposer qu'il a un maître.
Pendant les très fortes tempêtes, il m'est arrivé de ne pas le voir pendant deux jours, ce qui me rassurait un peu dans la mesure où je me disais qu'il ne devait pas avoir faim. La veille de notre départ, il a mangé comme d'habitude, mais avait l'air un peu las. D'ailleurs, il ne s'est même pas installé sur la commode, il a juste dormi au pied du griffoir de Chipie pendant quelques heures puis il a réclamé à sortir.
Le jour de notre départ, il est venu manger rapidement sur le bord de la fenêtre, puis s'en est allé aussitôt. Je l'ai vu marquer son territoire sur notre arbre à papillons, puis sauter aussitôt, après avoir traversé la rue, dans le jardin de la vieille Jeanne, la voisine d'en face, qui le connaît et dit de lui "oh, il est méchant, j'ai voulu le caresser une fois, mais il m'a griffée !". Mais quand je lui ai suggéré que Joli-Cœur devait avoir été maltraité car il a toujours l'air sur la défensive, elle s'est radoucie en disant "Ah bon, maintenant que je le sais, je continuerai à lui donner à manger s'il réclame... Mais je pensais qu'il viendrait ronronner gentiment sur la chaise pour me tenir compagnie...".
Cette fripouille nous manque terriblement, cela me contrarie beaucoup car je pensais faire seulement un aller-retour sur Paris pou régler quelques affaires, mais certains rendez-vous n'ont pas pu être pris rapidement, et je suis donc bloquée dans la capitale jusqu'à fin avril au moins... J'espère avoir le loisir de faire un tour de quelques jours quand même pour voir s'il va bien, d'ici là, si Jocelyne ne le voit pas. Elle m'a dit qu'elle lui mettrait une gamelle dehors pendant mon absence car désormais, en hiver, sa porte est rarement ouverte et Joli-Cœur ne peut plus s'inviter chez elle où il va dormir tranquillement dans son canapé, avant de s'en aller en l'ignorant superbement ! Quant à la gamelle du chien, pfff..., il passe à côté avec mépris, à ce qu'elle m'a dit, et ce déjà avant que je le nourrisse. Une preuve de plus qu'il sait se débrouiller et ne meurt pas de faim... Une autre voisine m'avait dit : "Qu'est-ce qu'il a grossi, le chat !!!". Jugez-en vous-même :
AVANT - APRES (sans trucage !)
 
 
Ah, Joli-Cœur (il ne répond évidemment pas à ce nom, mais on n'a pas pu encore en savoir plus sur lui), on t'adore, et vivement qu'on retourne en Bretagne prendre de tes nouvelles, toi qui nous gratifies désormais de quelques coups de tête amicaux dans tes bons jours !

  

mercredi 1 janvier 2014

que souhaiter à nos amis pour l'année 2014, voyons, voyons...

Joli-Cœur : "Je me souhaite de me faire adopter par Colibri et (la) Chipie..."
No comment !
 
Chipie : "Quel égoïste, ce Joli-Cœur... Moi, je souhaite à tous mes potes une
année aussi douce que ma vie !
Et qu'elle soit pleine de panache pour tous !"
 

 
Zeb : "Moi aussi, les amis, du haut de mon arc-en-ciel, je vous souhaite une très heureuse année 2014 avec vos humains !".
 

mercredi 25 décembre 2013

la vie mystérieuse de joli-coeur (2), et joyeux noël !

Fidèlement, Joli-Cœur vient tous les jours, qu'il vente ou pleuve, il trouve toujours un créneau pour arriver réclamer quelque chose de bon... Je dis bien de "bon", car depuis quelque temps il fait le difficile, ne veut que du frais cuisiné, plus de pâtée pour chats qu'il laisse dédaigneusement dans l'assiette après en avoir mangé une bouchée par politesse. Je dis bien par "politesse" :  désormais il se montre plus amical, me donne d'abord un coup de tête quand j'ouvre la fenêtre et cherche mes caresses avant de commencer à manger, alors que, auparavant, il levait aussitôt la patte pour attraper l'assiette et se jeter goulûment dessus sans aucun égard pour la main qui le nourrit ! Je le fais parfois entrer dans la maison mais il n'est pas castré et se montre assez agressif envers Chipie dont il grignote un peu trop le territoire, même à l'intérieur de la maison où elle n'a plus du tout ses marques. Très rarement, je les trouve en  train de dormir chacun dans un coin. Plus souvent, j'entends des cris de bagarre ! Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que d'adopter définitivement Joli-Cœur au cas où il n'a vraiment pas ou plus de maison... Il est trop adulte et l'adaptation serait difficile pour lui comme pour nous, surtout avec Chipie qui n'a pas l'air d'avoir beaucoup de sympathie pour lui. La vie de ce chat reste toujours un mystère.
Nos rapports ont évolué, il n'attrape plus ma chaussure avec ses griffes quand il n'est pas content, ne crache plus trop, se laisse caresser sans méfiance, et même se couche en guise de soumission quand j'élève la voix après une de ses mauvaises manières dans la maison.
En ce moment, il fait doux au dehors mais le temps est toujours très incertain. Nous ne sommes pas en Irlande où on voit les quatre saisons en une seule journée, et même si, ici, il fait beau plusieurs fois par jour, il y a parfois des bourrasques à faire décoller un bateau ! Je me demande où Joli-Cœur va se réfugier, bien que, à la campagne, les cachettes ne manquent pas... Rien qu'aux alentours de la maison, il y a plein de hangars, de maisons avec cabanes de jardin ou autres ouverts à tous vents... Il n'a pas l'air malheureux, est devenu bien gras en quatre mois, et le fait qu'il ne se jette plus sur la nourriture me rassure dans la mesure où je sais qu'il ne sera pas en manque de maison nourricière lorsque je ne serai plus là, dans quelques jours. Enfin, je dis ça depuis trois mois ! En tout cas, tant que je ne sais pas où je serais demain, il n'est pas à l'ordre du jour de garder définitivement Joli-Cœur sous le toit de Chipie, car je n'ai pas le temps de l'éduquer à vivre comme un chat domestique (il n'a pas l'air de savoir à quoi sert une litière !) et ne semble pas trop supporter les portes et fenêtres fermées, comme s'il craint toujours de n'avoir d'échappatoire en cas de danger... Peut-être ne rencontre-t-il pas que des mains chaleureuses quand il entre dans une maison sans y être invité...
 
 
Joli-Cœur : "Noël, c'est quoi ça ? Hein ??? Un gueuleton, pas la gueule ??? J'arrive !"

Comment ça, il faut que je dise d'abord "Joyeux Noël" aux potes de (la) Chipie ?

"JOYEUX NOEL !" Voilà, c'est fait, je peux y aller maintenant ?

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour avoir un petit bout de foie gras...
Dure, dure, la vie de SDF...

Chipie : "Quel réveillon, les amis... Encore une petite grasse (matinée)...
JOYEUX NOEL !"
Chipie, elle, n'a pas l'air du tout malheureuse toute seule, elle a du mal à s'habituer à l'agressivité de Joli-Cœur car, à Paris, son voisin de pote, Elliot, est doux comme tout, ils jouent ensemble dans la cour et Elliot adore notre maison où il entre sans jamais se montrer inamical...

mercredi 6 novembre 2013

la vie mystérieuse de joli-coeur (1)

Joli-Coeur
Billet rédigé par Colibri
En attendant que j'aie le temps de vous raconter avec foultitude de détails, enfin dans ceux que je connais, la vie mystérieuse de Joli-Cœur, en long, en large et en travers, voici quelques photos de ce vagabond qui a adopté notre maison comme notre cœur. Je m'inquiète déjà de savoir ce qu'il va faire lorsque j'aurai fermé la maison dans quelques jours (à noter que je dis ça depuis plus deux mois...).
Chipie pense que c'est à cause de lui que je repousse tout le temps notre rentrée sur Paris ! Faut dire qu'il est craquant, tant ses allures de dandy sont charmantes, son caractère très affirmé malgré, je crois, son jeune âge, son audace à toute épreuve, ses fantaisies à n'en plus finir, ses inventions qui nous surprennent tous les jours, allant même jusqu'à squatter les endroits les plus improbables de la maison lorsqu'il y entre (mais j'ai mis le holà car Chipie n'avait plus ses marques sur son propre territoire), me faisant tourner en bourrique en ce moment où la tempête gronde à tout-va, quand il tarde à toquer à la fenêtre pour réclamer son assiette, me faisant braver pluie battante pour le chercher alors qu'il roupille tranquillement dans l'ancien poulailler que le proprio va transformer en cabane de jardin à ma demande. Je lui avais mis un cageot avec des journaux dedans et il vient volontiers y faire la sieste l'après-midi, tandis qu'à la nuit tombée il disparaît je ne sais où, après avoir mangé chez nous son plat favori, du poulet, comme Chipie, qui elle, n'a pas hésité à réclamer la pâté moyenne gamme que j'avais achetée pour Joli-Cœur les premiers temps tellement il dévorait tout et en quantité ! Bon, ça n'a duré que deux ou trois jours (dommage, cela aurait arrangé mon budget chat !), histoire de goûter à plus mauvais ! Et même Joli-Cœur n'en veut plus de ces boulettes depuis quelques temps, Il se contente d'en lécher la sauce ! Du coup, c'est simple, c'est poulet fumé à tous les repas pour tous les deux, cela m'évite ainsi de perdre du temps à cuire le poulet de Chipie, que j'achetais avant sous forme de blancs. Or, depuis qu'Oli a été longuement absent et que je n'avais pas le temps de faire à manger, même pas pour moi-même d'ailleurs, j'avais trouvé comme dépannage ce poulet déjà cuit, et comme elle adore, pourquoi me compliquer la vie !
 

Le volet à demi-fermé, c'est pour le guetter quand il est en retard !
 
Juste avant la tombée du jour, c'est l'heure du dîner de Joli-Cœur. Mais ça, c'était pendant l'heure d'été, et avant les tempêtes. Depuis, y a plus d'heure, il toque à la fenêtre à n'importe quel moment de la journée, entre deux éclaircies ou bourrasques de vent !
 
Et encore, parfois il ne vient pas de la journée, quand le vent est trop violent ou la pluie trop diluvienne, et je ne le revois, s'il fait beau, que le lendemain matin où il attend patiemment derrière la fenêtre de la cuisine, en somnolant...
Etrange, la vie de Joli-Cœur, il a un collier, n'a pas l'air malheureux, mais le fait qu'il passe beaucoup de temps chez nous me fait m'interroger sur sa maison, surtout, lorsque, le regard un peu triste, il scrute l'intérieur de la nôtre, l'air d'avoir envie de d'y entrer et de s'installer, comme il avait le droit de le faire au début, avant que ses rapports avec Chipie ne deviennent compliqués à gérer pour moi qui ne peut pas passer mon temps derrière eux, ni à me stresser tout le temps quand il est dans les parages... D'autant plus qu'il a un collier, donc un maître, et il  n'était pas question de le garder la nuit chez nous si quelquefois on s'inquiétait de lui (on sait ce que c'est que d'attendre le chat avant d'aller dormir !)...
 

dimanche 20 octobre 2013

pour les fêlés de la "ronronthérapie"...

... voici une petite annonce :
Le "café des chats" (image prise sur son site)
le premier "café des chats" (v. son site en cliquant ICI ) vient d'ouvrir ses portes à Paris, 16 rue Michel-Le-Comte, dans le 3ème arrondissement, inspiré des concepts japonais des "neko cafés" (neko, dans la langue nippone signifiant "chat"). Entre deux gorgées de thé et une dégustation de tartes, ou un repas, on peut s'adonner à la langueur peu monotone du ronron des chats qui circulent librement dans ce lieu voué, à n'en pas douter, aux inconditionnels de ma bête à poils préférée, indispensable pour donner un sens à ma relativité sur la vie !
Un vrai geko, mon Zeb !
En ce qui me concerne, mon engin à ronronner adoré s'en est allé il y a quelques années, il était intarissable, du lever du jour au coucher du soleil, nul jour sans ronrons effrénés, il suffisait de frôler sa douce fourrure pour déclencher le mécanisme réglé comme une horloge suisse mais dont les nuances de ton étaient aussi innombrables que mélodieuses, ceux qui suivent ce blog depuis son début connaissent les humeurs de mon Zeb, le chat le plus doux avec lequel j'ai vécu de toute ma vie, pourtant peuplée, depuis mon enfance, de tant de ses congénères... Seul ou en tribu, Zeb était toujours égal à lui-même, nous préférant presque à ses semblables. Il partageait tous les instants de sa vie avec nous, du matin au soir, comme vous avez pu le voir sur les précédents billets écrits par lui.
Même dans le dernier souffle de sa vie, cette nuit où, s'étant endormi sur ma poitrine, il n'avait pas eu la force de se lever pour aller se soulager de sa dernière gorgée d'eau avalée avec tant de peine, il ronronnait encore !
Comme il l'avait dit lui-même dans son dernier billet, il a eu une belle vie, il nous a donné tant de bonheur en presque vingt ans de cohabitation qu'il est impossible de penser à lui avec douleur ou chagrin. Mais combien son absence me pèse dans le silence maintenant de ma maison où les ronrons de Chipie sont plus intermittents et épisodiques. Celle-ci ronronnait peu à son arrivée dans la maison où vivaient encore Nimbusse et Zeb. Elle a mis du temps avant de trouver sa place à Paris. Maintenant qu'elle est seule avec deux Humains qui la trimbalent presque partout avec eux, elle est devenue plus sensible et ronronne plus facilement, parfois même quand elle est toute seule dans son coin en train de roupiller, un simple rayon de soleil sur sa fourrure pouvant déclencher ce son d'extase !
COLIBRI

jeudi 3 octobre 2013

je jardine avec Colibri, pendant que Joli-Coeur dévore tout ce qu'il peut comme un ogre

Billet rédigé par Chipie

Ma vie n'étant plus une prison (un épisode à publier en grand différé quand ma secrétaire sera moins débordée !), me voilà donc autorisée à aller et venir à ma guise autour de la nouvelle maison qu'ILS ont louée pour installer secondairement leurs bureaux et, accessoirement, y vivre les jours où ILS sont obligés de travailler tard durant nos séjours en Bretagne. J'ai déjà fait le tour de notre terrain, voire de ceux voisins, d'un air conquérant, en allant même au-delà de nos limites pour "visiter" les autres jardins aux alentours, mais, finalement, je me sens mieux quand je LES sens à côté de moi, il y a un aspect sécurisant de voir la porte de la maison ouverte et de les entendre parler ou clavioter les yeux rivés sur un écran, je sais que je peux me réfugier dans leurs bras dès que mon sixième sens me prévient d'un danger potentiel (voitures, chiens, verticaux à qui je n'ai pas encore été présentée !).
Après trois jours où je les ai fait tourner en bourrique à m'appeler partout toutes les cinq minutes et à me courir après pour éviter que j'aille sur la route ou dans la gueule des chiens qui sont légion dans ce quartier, me voici toute sage dans NOTRE jardin, c'est-à-dire notre cour, parce tout est en graviers, le tout entouré d'un affreux grillage à poule qu'ILS ont déjà tenté de masquer tant bien que mal avec une passiflore qui déborde maintenant même sur la chaussée extérieure ! Mais ça prend forme, ça prend forme, le jardinier avait bien travaillé, il ne restait plus que la décoration des bacs, avec mon aide, cela devait aller vite !
Colibri avait donc décidé de faire installer des jardinières immenses et de planter pour "égayer" les abords de la maison. Je l'épaule dans ces travaux d'Hercule, c'est très fatigant, comme vous le voyez sur la photo ci-contre, il faut que je me repose un peu entre deux coups de rateau.
Un matin, j'ai trouvé un gentil tout jeune copain, on est restés sous le bateau à nous regarder en toute amitié pendant un long moment, puis il est reparti chez lui, quelque part dans une maison derrière ce hangar à bateaux. J'espère que je vais le revoir, il m'a l'air bien tranquille et doux.
   
Pas comme Joli-Cœur, ce garnement à la si belle figure ! Si, si, c'est vrai, je vous le dis...
 
... et je vous en rends compte :
ILS se demandaient si Joli-Cœur allaient revenir après l'accueil que je lui avais réservé le premier jour de nos retrouvailles, j'avais tellement craché à travers le carreau qu'on ne l'avait pas revu depuis.
Or, hier matin, il est passé au milieu de pots de fleurs en attente d'être plantés, il a voulu ouvrir une poubelle pour chercher à manger. Aussitôt Colibri, qui croit que tout le monde meurt de faim sans elle, est allée dans la maison lui chercher une cuisse de poulet qu'il a attrapée d'un coup de gueule très sûr et a dévorée tout entière, peau et os compris, jusqu’à la dernière miette, sous mes yeux interloqués ! Manger de la peau, des os, moi, jamais, pfff...

Le soir, il est revenu, il n'a pas hésité en entrer dans la maison dont la porte était ouverte (pour que je ne reste pas enfermée dehors !), il a réclamé encore à manger, il a eu du poulet fumé, mais ce n'était pas assez, il a fureté partout et a même commencé à vouloir finir ma gamelle ainsi que mes croquettes, je me demande où il met tout cela ! Il a l'air affamé et Colibri dit qu'il pourrait passer derrière les papiers peints tellement il est mince ! Pendant tout ce temps, je suis restée à petite distance réglementaire, mais sans agressivité, je pensais qu'il allait jouer avec moi, comme Elliot à Paris, à chats perchés, par exemple. Pensez-vous !
Mais où va-t-il au lieu de jouer avec moi ??? A l'office,
bien sûr !!!
J'ai essayé de l'entraîner dans les étages, mais Colibri n'était pas d'accord, car elle ne le connait pas assez et ne sait pas s'il est "propre", même s'il le paraît sur lui, avec son collier à puces ! Elle avait donc fermé les portes des chambres. Finalement, Joli-Cœur a testé mon super griffoir, puis il est retourné à la cuisine ! Ma parole, on dirait qu'il meurt de faim !!! C'est vrai que, quelquefois, je le vois dévorer des carcasses dans les jardins voisins, et souvent nos poubelles sont visitées. Pourtant, il a l'air d'avoir une maison où l'on s'occupe de lui car son collier est changé régulièrement : à notre dernière venue en mai dernier, il était rouge, maintenant il est noir. 
Il a ensuite visité tout le rez-de-chaussée, a voulu dormir sur MON lit, mais Colibri s'y est opposée car elle avait peur que j'en prisse ombrage, et elle avait bien raison, non mais !
En fin d'après-midi, on a joué un peu aux fauves de la savane au fond du jardin, mais comme ça dégénérait un peu, Colibri nous a séparés et m'a fait rentrer. Je suis restée sur le bord de la fenêtre à le regarder digérer !
Le soir, il était encore sur l’escalier de la maison, je crois bien qu’il aurait souhaité dormir chez nous. Mais Colibri m'a expliqué que ce n'était pas possible, que cela ne se faisait pas, que ses Humains le chercheraient et seraient sans doute chagrinés s'il ne rentrait pas chez lui.
Le lendemain, Colibri l'a vu au fond du jardin, il avait l'air tout intimidé, mais n'a pas résisté à l'appel du ventre et l'a devancée dans la cuisine ! Il a eu une belle tranche de rôti de porc sur laquelle il s'est jeté comme un ogre sur un petit poucet ! J'étais un peu sidérée, et suis demeurée totalement indifférente à son passage, mon opinion étant faite : ce n'est qu'un ventre affamé, il ne veut même pas jouer avec moi, car, une fois rassasié, il fait sa toilette et somnole !!!
    

Le soir, j'ai entendu Colibri s'exclamer : "Non, mais je rêve !" Puis elle a rigolé d'incrédulité : pendant qu'elle avait le dos tourné, à jardiner dehors, Joli-Cœur était entré dans la maison et avait lapé, sur le plan de cuisine, un bol d’huile parfumée au lard et à l’échalote destinée à agrémenter l'écrasée de pommes de terre du soir !!!

Il faut reconnaître qu'il a de la marge, le Joli-Cœur, Colibri ne cesse de s'extasier devant sa sveltesse !

Ce n'était que sa troisième assiettée de la journée, mais pas une seule miette, il ne laisse, à l'inverse de moi qui ne finis jamais ma gamelle. Et il lèche même le carrelage après, ce goulu !
 
COLIBRI : "Je n'ai jamais vu un chat manger autant en une seule journée, chaque fois que son assiette était terminée, il miaulait pour en réclamer encore ! Ce qui ne l'a pas empêché de revenir plusieurs fois dans l'après-midi pour inspecter la cuisine ! Pour l'instant, il ne se laisse pas encore caresser, il crache quand on approche de son assiette, mais n'hésite pas à se frotter à mes jambes quand celle-ci est terminée ! Et il prend possession de la maison sans crainte ni de nous ni de Chipie.
C'est un mâle avec tous ses attributs, à mon avis, il est beaucoup plus jeune qu'elle, c'est pourquoi il ne l'attaque pas même si elle crache de temps en temps... Chipie est habituée à jouer avec Elliot à Paris, elle s'étonne un peu de l'attitude de Joli-Cœur qui, à part manger, n'a pas l'air intéressé de faire copain-copain avec elle, mais il n'est pas agressif envers elle, se contentant de la croiser avec une certaine sournoiserie...".