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lundi 24 juillet 2017

tino l'intrépide, ou la varappe, moi ? les doigts dans le nez !


Que ce soit dans la maison ou dehors, il est rare de voir Tino marcher normalement au sol : il passe son temps à sauter, voler de fauteuil en fauteuil, quand ce n'est par-dessus Chipie quand il la croise. Dans le jardin, c'est pareil, il aime les cimes ! Ce n'est pas un tinosaure, c'est un tinodactyle !
Hier matin, il nous a fait une grosse frayeur, même s'il n'était pas spécialement en danger. Je ne l'ai pas vu faire, mais il est grimpé jusqu'en haut du cèdre, alors que je le cherchais partout au sol. C'est mon grand blond qui l'y a vu le premier, jamais l'idée ne me serait venue de regarder si haut. Problème : Une fois arrivé tout en haut, de branche en branche, puis après être redescendu à la dernière fourche du bas, il ne savait plus comment descendre et s'est mis à miauler !!!
 
 
 
Tino : "Trop joli, le paysage vu d'ici... Au moins, je vois la mer..."
Notre Tino est un contemplatif... Pourvu qu'il ne passe pas son temps là-haut à méditer, on aime trop quand il est sur nos talons tout le temps, à réclamer des bisous et à nous "parler" !!!
 
  
Tino : "Au moins, ça, c'est un vrai arbre, avec de vraies branches, pas comme l'arbre à perruques ou je ne sais quoi (le cotinus) d'où je me suis cassé la figure l'autre jour à cause d'une branche qui a cédé, et pourtant, je vous le jure, je suis un vrai poids plume !"
Tino : "C'est peut-être un peu loin pour sauter directement du cèdre dans l'eucalyptus... J'essaierai une autre fois...".
 
 
TIno : "Eh, Chipie, viens essayer, comme griffoir c'est extra !"
Chipie : "C'est ça, fais le petit malin, je vais rigoler quand il va falloir que tu descendes de ton griffoir nature..."
Tino : "Allez, encore un petit tour en haut, pour le fun, ensuite je redescends, ça donne faim toute cette escalade..." 
Tino : "Ohé, comment je fais pour descendre ? Vous venez me chercher ???"
Lui : "Attends Tino, je vais chercher l'échelle !".
Elle : "Et pourquoi pas les pompiers pendant que tu y es ?! Il sait monter, il saura descendre. De toute façon, on ne sera pas toujours là, s'il grimpe dans les arbres en dehors de chez nous...".
 
Tino : "Bon, va falloir que je me débrouille tout seul. Dure, dure, la vie d'un grand chat..."
  
Tino : "Maman, que c'est haut et raide... Je dirais même plus, c'est raide de chez raide !
"A reculons, je devrais y arriver...
... il suffit de se concentrer...
 
... Ça y est, j'y suis presque..."
Bravo Tino, un vrai roi de la varappe !!!
Comme je m'en doutais, le lendemain Tino a réitéré l'expérience, mais, cette fois-ci, il est redescendu tête en avant, tous poils hérissés sur la crête du dos tellement la sensation devait être forte !!!
 

Une fois à terre, il a filé directement dans la maison et comme on lui a dit qu'on était très fier de sa débrouillardise, il s'est roulé sous la table en ronronnant. Au passage, son ronronnement est très fréquent mais très discret, il faut vraiment tendre l'oreille à côté de lui pour l'entendre. Au moins, il ne risque pas de nous réveiller la nuit quand il dort avec nous, sauf que, même pendant son sommeil, il "parle" et il rêve qu'il attrape des mouches, alors il a toujours les pattes en extension et quand il les envoie en l'air "en parlant", on a toujours peur de s'en prendre une et de se réveiller avec un œil au beurre noir !!!

Elle : "Tino, en voilà une drôle de position pour dormir ! Tu n 'es pas en train de grimper aux arbres !".

lundi 26 juin 2017

jour J pour tino, ou sa découverte du jardin sous le monitorat de sa grande soeur

Nous avons repoussé de jour en jour la permission pour Tino de sortir de la maison et de découvrir le jardin. J'avais envisagé qu'après un mois chez nous il pourrait aller rejoindre Chipie dans ses promenades. Or, j'ai reporté à deux mois, puis à plus... De fait, j'ai pris tous les prétextes possibles pour ne pas lâcher mon vibrion dans la nature (mauvais temps, vent, travaux de jardinage intensifs, canicule, ou encore autre excuse bidon) et pour retarder ce moment. Je ne suis pas du genre à laisser mes chats divaguer sans surveillance les premiers temps, j'aime bien qu'ils prennent leurs marques et sachent où est leur refuge (la maison) avant de les laisser s'aventurer librement à leur guise. Souci égoïste, sans doute, de les "perdre", mais je préfère limiter les risques au départ. Ensuite, advienne que pourra, il faudra bien qu'on en prenne notre parti : on vit désormais à la campagne, et on ne va pas les cloîtrer et nous avec !!! Un chat n'est pas un chien qui obéit au doigt et à l'œil (quoique !), et il a certainement l'esprit plus explorateur, avec un léger penchant pour la fugue et les virées nocturnes. C'est ce qu'on appelle la soi-disant indépendance du chat ! On a tellement peur que Tino se perde dans le vaste monde extérieur qui s'ouvre désormais à lui ! Indépendamment de notre terrain principal qui est assez clos, dès que les chats en dépassent les limites, ils ne sont plus en sécurité maximale, il y a la route, les champs, les maisons voisines qui ne sont pas forcément adeptes des chats... On se sent désormais bien responsables de ce microbulus trop mimi, câlin, jovial, joueur, sans malice (euh, il n'a que neuf  mois, c'est encore un "bébé") et tellement familier avec nous qu'on a du mal à se rappeler qu'il était si craintif au fond de sa cage au moment de son adoption !
Tino, viens, tu as le droit de sortir maintenant,
grand garçon !
Le 10 juin dernier, cela faisait plus de trois mois qu'il était arrivé à la maison, qu'il connaît maintenant dans ses moindres recoins, sauf la chaufferie, toujours fermée, où il me suit en silence pour y pénétrer en douce, et pour cause, il y règne une "odeur" très, très alléchante : depuis l'hiver dernier, il y a une souris qui s'est y réfugiée et elle ne veut plus en sortir !!! Olivier a juste aperçu une ombre lui filer entre les pieds un soir. Et j'ai trouvé du papier mâché. Depuis, je mets de la nourriture et de l'eau pour l'alimenter, mais je ne l'ai jamais vue ! Je me demande où elle niche car, à part la nourriture qui disparaît, je n'arrive pas à voir où elle peut faire le reste, enfin, vous voyez ce que je veux dire. J'espère qu'elle ne fait pas de bêtises dans ma nouvelle chaudière !!!
 
 
Voici en images les premiers pas de Tino dans le jardin.
 
Non, c'est vrai ? Ce n'est pas encore une de vos blagues, hein ?
 
Allez, Tino, ne fais pas le bébé, on t'attend !
 
Rôôô, il est grand ce jardin... Mais, en bon sprinter, je dois pouvoir arriver au fond en... 10 secondes chrono...
 
CHIPIE : "Quel vantard, ce mioche, il n'ose même pas franchir le seuil..."
ELLE : "Un vrai ressort sur pattes, mon tinosaure, je suis sûre qu'en 3 secondes, il est au fond du jardin !"
 
CHIPIE : Alors, tu viens ? ou on attend le déluge ? "Bon, il va falloir que j'aille le chercher..."
Bouge-toi, depuis le temps que tu rêves de rabattre le caquet à ces oiseaux qui te font des pieds de nez derrière les carreaux..."

CHIPIE : Allez, microbulus, n'aie pas peur, je te précède...
TINO : "Bon, s'il faut y aller, courage, courage, sinon les oiseaux vont s'esclaffer dans mon dos..."
 
"Prudence est mère de sûreté... Bon, ça va, ILS ont laissé la porte ouverte, on ne sait jamais, si je dois me replier en sixième vitesse..."
CHIPIE : Mais, oui, c'est moi, ta grande sœur ! Si tu veux bien, les effusions, ce sera pour une autre fois. La promenade est chronométrée, alors, pas de temps à perdre !
ELLE : C'est bien, ma Chipie, tu es vraiment une très gentille grande sœur, on est fiers de toi !  
 
TINO : Vite, vite, venez voir, j'ai vu une souris.
ELLE et LUI : Faut pas rêver, on te dit que ce sont des feuilles mortes !
TINO : Mais si, mais si, je suis sûr qu'il y a une souris là-dedans ! Je l'aurai, je l'aurai....
Pfff... ILS ont toujours raison... Mais je n'ai pas dit mon dernier mot...
 
Oh, toi, tu ne ressembles pas aux oiseaux que je vois des fenêtres...
 
Ha, ha, c'est le marche-pied de Chipie, c'est par là qu'elle vient frapper au carreau de la cuisine quand la porte est fermée... Moi, pas besoin de ce tronc, ce sera directement du sol au rebord de la fenêtre en un bond...
 
CHIPIE : Attention, ça, c'est un rosier, ça pique !
 
 
CHIPIE : Non, microbulus, il n'y a rien d'intéressant derrière cette porte, c'est la rue, ce n'est plus chez nous... Je t'explique : on ne chasse pas les oiseaux dans la glycine, et on ne saute pas sur le mur pour aller dans la rue, compris ?
TINO : "Cause toujours..."
 
Je le connais bien ce bâton (non, non, rassurez-vous, ELLE ne me tape pas avec, c'est juste pour frapper sur les pierres ou les arbres pour me rappeler à l'ordre quand elle me surveille).
Je fais alors l'innocent et me réfugie sous les agapanthes favorites de Chipie près de la maison, en réfléchissant à ma prochaine "bêtise"...
ou alors, je fais semblant d'aller donner un bisou à Chipie...
CHIPIE : Mais oui, c'est encore moi, arrête de me donner des bisous toutes les 5mn !
ELLE : Terminé pour aujourd'hui, les chats, on rentre !
Alors, j'ai été sage, hein ? Vous êtes fiers de moi aussi ? Non ??? Mais pourquoi...
ELLE : Ne fais pas l'innocent, Tino, tu sais très bien compter : trois grosses bêtises !!!).
Je vous trouve trop sévères. C'est comme si vous ne me faisiez pas confiance...
 

CHIPIE sur le grand mur
Memo : cela n'a pas manqué, Tino a suivi un verdier dans la glycine, puis il a sauté côté route. Il a eu peur dans la rue et ne s'est pas laissé attraper. Il a essayé de voir s'il pouvait resauter dans le jardin côté talus mais la route est en contrebas, et c'est plus difficile de remonter que de descendre ! Il a failli se réfugier  dans les douves (fossés) d'en face mais a eu peur de leur profondeur, si bien qu'il a paniqué et a couru sur la route avec la queue toute gonflée pendant quelques secondes !!! Heureusement que j'avais laissé ouvert le portail et il a pu rentrer par là. J'ai craignais qu'il se sauvât dans les maisons ou champs voisins...
Ensuite, non seulement il est monté dans la ceanothe à la poursuite d'un moineau, mais encore, avant même que j'aie pu le rappeler, il est passé directement par-dessus le grand mur pour aller sur le toit des remises et passer dans le jardin arrière, ouvert sur les champs du voisin, où il a eu très peur parce qu'il ne trouvait plus ses marques et avait perdu de vue l'entrée et la maison - et ses bipèdes chéris ! -, de sorte qu'il s'est planqué de trouille dans les énormes acanthes, sans nous reconnaître vraiment quand on a voulu l'en extirper. Finalement, en tapant dans mon bâton, il a pu sauter tout seul sur le toit de la remise pour repasser dans la ceanothe, puis redescendre de l'arbre et filer droit dans la maison, directement au premier étage où il s'est caché un long moment pour se remettre de ses émotions. Du coup, j'ai dû raser immédiatement (c'était prévu au programme mais à l'automne !) mes acanthes (ah, je ne peux plus la voir en peinture cette invasive, ses racines arrivent même à passer sous le mur pour refaire surface dans l'autre jardin où elle a déjà colonisé toute la plate-bande que je viens de replanter le long du grand mur !!!) pour qu'il ne puisse plus recommencer à nous faire attraper des tours de rein pour le sortir de ses cachettes ! Le lendemain, ce que je craignais aussi est arrivé : il a trouvé au bout du jardin principal le début du grand mur qui commence sur une butte et donc tout à fait accessible pour lui en un bond. Et, évidemment, il est monté dessus, sauf que, contrairement aux chats errants qui passent par là pour venir dans notre jardin, il a fait le funambule sur ce mur, jusqu'au petit pavillon où il a été arrêté par la bâtisse. Heureusement qu'il est revenu sur ses pas car c'était trop haut pour qu'il saute dans l'autre jardin... Au début de notre installation, Chipie aussi avait trouvé très amusant de monter sur ce mur, par la ceanothe, mais c'était moins inquiétant car elle le faisait du côté de notre maison et on la trouvait parfois sur le balcon de la bibliothèque. C'était devenu un jeu pour elle de nous faire ouvrir la porte-fenêtre d'en haut pour la faire rentrer. Heureusement qu'elle s'est lassée assez vite de ce cirque !!!
 
 
Chipie a pris l'habitude de faire la sieste dans ce trou à côté de la porte d'entrée piétons, depuis que j'ai dégagé le mur envahi de lierre et de ronces. Mais elle n'est pas très aventureuse et les rares fois où je l'ai vue dans la rue, elle est rentrée tout de suite à mon appel. Ce n'est pas le cas de Tino qui ne connaît pas encore bien les environs, il panique quand il entend les tracteurs dans le coin, et son premier réflexe est de se cacher dans un fossé.
Depuis les bêtises des premiers jours, où il a été en promenade surveillée, il semble avoir enregistré le fonctionnement de la maison : une demi-heure de promenade au lever, avant le petit'dej, ensuite tout le monde à l'intérieur, même Chipie pour que Tino ne se sente pas lésé... La semaine prochaine, je tenterai de leur laisser le champ libre avec la porte ouverte toute la journée, comme je faisais avec Chipie quand elle était seule, et j'espère qu'il fera comme elle : rester dans les limites du jardin clos.
J'avoue que j'angoisse un peu à l'idée qu'il ne rentre pas de la journée ou la nuit... Pour l'instant, il semble avoir compris ce que j'attends de lui, il rentre quand je le rappelle en frappant dans les mains ou avec le bâton contre les pierres... Pourvu que cela dure !
En tout cas, Chipie est adorable avec lui, ils jouent bien ensemble à cache-cache dans la maison, et, dans le jardin, elle l'attend patiemment pour qu'il la suive, sans succès parfois : quand il est distrait par un oiseau ou autres bestioles, il disparaît on ne sait où en un bond ! Ou alors, il la poursuit, et hier elle a même grimpé dans l'eucalyptus pour lui échapper : ils étaient comme deux gékos agrippés le long du tronc de l'arbre, c'était tordant ! 
 
ELLE : Je t'avais prévenu, mon petit Tino : on ne monte pas sur le grand mur et on ne va pas dans le deuxième jardin ! Consigné ! Mais, promis, la semaine prochaine, ce sera porte ouverte toute la journée pour vous...