Billet rédigé par Chipie
Que n'a-t-il fait, Napoléon, quand il a donné aux Français le droit de se clore ! Quand Colibri a acheté le tout petit délaissé communal qui commence le chemin de randonnée jouxtant les maisons, pour l'adjoindre à son fonds, le géomètre-expert lui avait dit : "Vous allez clore...". Devant ce qu'elle avait cru être une question, elle secoua négativement la tête. L'homme de l'art lui a alors objecté : "Si, si, il faut clore". Ah bon... Ben, c'est tellement plus beau sans clôture, surtout que, dans des sites pareils, une clôture ne peut qu'être symbolique, à fin, à peine, de dissuader les gens de pénétrer sur votre propriété. Chez nous, des indélicats passent régulièrement piquer des plantes, parfois assez volumineuses, je me demande comment ils font pour les transporter ensuite à travers le bourg sous l'œil des villageois... A moins de mettre leur voiture directement sur notre terre-plein, non clôturé, donc. Il nous est arrivé d'arriver après 500 km de voyage et de trouver cette place privée occupée par une automobile d'un sans-gêne qui était parti... se baigner ! Et moi d'attendre donc qu'il revienne, pour pouvoir être libérée de mon panier, parce que, lorsqu'on arrive, Colibri me met dans le panier, elle ne veut pas que je sorte tout de suite dans la nature et préfère ouvrir la maison d'abord pour que je puisse m'y réfugier en cas de danger. Je ne vous raconte pas sa désapprobation polie quand elle voit remonter tranquillement le baigneur encore tout dégoulinant d'eau de mer, qui, lui, se fait tout petit vu sa tenue peu appropriée pour prendre les gens de haut, hi, hi ! Le pire, c'est quand il s'agit de quelqu'un quelle connaît : "Alors, Gilbert, l'eau était bonne ? Heureusement que je suis arrivée presque en même temps que la marée descendante, sinon, je dormais dans ma voiture avant de pouvoir décharger mes valises !".
Que n'a-t-il fait, Napoléon, quand il a donné aux Français le droit de se clore ! Quand Colibri a acheté le tout petit délaissé communal qui commence le chemin de randonnée jouxtant les maisons, pour l'adjoindre à son fonds, le géomètre-expert lui avait dit : "Vous allez clore...". Devant ce qu'elle avait cru être une question, elle secoua négativement la tête. L'homme de l'art lui a alors objecté : "Si, si, il faut clore". Ah bon... Ben, c'est tellement plus beau sans clôture, surtout que, dans des sites pareils, une clôture ne peut qu'être symbolique, à fin, à peine, de dissuader les gens de pénétrer sur votre propriété. Chez nous, des indélicats passent régulièrement piquer des plantes, parfois assez volumineuses, je me demande comment ils font pour les transporter ensuite à travers le bourg sous l'œil des villageois... A moins de mettre leur voiture directement sur notre terre-plein, non clôturé, donc. Il nous est arrivé d'arriver après 500 km de voyage et de trouver cette place privée occupée par une automobile d'un sans-gêne qui était parti... se baigner ! Et moi d'attendre donc qu'il revienne, pour pouvoir être libérée de mon panier, parce que, lorsqu'on arrive, Colibri me met dans le panier, elle ne veut pas que je sorte tout de suite dans la nature et préfère ouvrir la maison d'abord pour que je puisse m'y réfugier en cas de danger. Je ne vous raconte pas sa désapprobation polie quand elle voit remonter tranquillement le baigneur encore tout dégoulinant d'eau de mer, qui, lui, se fait tout petit vu sa tenue peu appropriée pour prendre les gens de haut, hi, hi ! Le pire, c'est quand il s'agit de quelqu'un quelle connaît : "Alors, Gilbert, l'eau était bonne ? Heureusement que je suis arrivée presque en même temps que la marée descendante, sinon, je dormais dans ma voiture avant de pouvoir décharger mes valises !".
| C'est là que j'ai vécu avec mamie Louise ! Maintenant, je n'ai même plus le droit de passer derrière la barrière ! Et comme je suis très obéissante, si, si, vous le verrez dans l'épisode suivant. |
Ben, je dois avouer que ce n'est pas zoli, zoli dans le paysage cette barrière pour parvenus craignant l'assaut... de quoi, d'ailleurs dans cette région rurale où, à part des tracteurs qui passent dans les champs ou des remorques à bateaux de plaisance qui vont remiser ceux-ci pour l'hiver dans les grandes granges désormais désaffectées depuis qu'on a abandonné l'élevage, la cidrerie, on ne voit pas quoi d'autres comme engins d'envergure qui pourraient venir transporter un hypothétique butin pouvant exciter les convoitises. Ce n'est pas la côte d'azur, hi, d'où pas plus tard que la semaine dernière, un ami breton était revenu tout penaud après s'être fait dévaliser ! Faut dire aussi que, le poète innocent, il était parti admirer le paysage en laissant tout dans sa voiture : ordinateur, caméra, appareils photos... Bref. Ici donc, dans MA Bretagne, circulez, y rien à prendre, à part des plantes de Colibri !!!
Là où on aurait espérer tout au plus une barrière symbolique comme on en voit de charmantes dans les pays anglo-saxons, notamment en Irlande, un pays que mon IL adore ! Colibri aussi aime bien les landes et les cottages des îles anglo-normandes, ILS y passaient beaucoup de temps, notamment à Alderney, lors de leur navigation ou de longues vacances contemplatives et méditatives...
Colibri : "Chipie, tu n'es qu'une cafteuse, on ne critique pas, tu devrais le savoir pour avoir vécu avec mamie Louise, qui, jamais, jamais, ne trouvait quelque chose de négatif à dire sur quiconque, une âme admirable, tu t'en souviens, n'est-ce-pas, toi qui n'arrêtes pas de regarder souvent, de notre fenêtre, vers ton ancien "chez toi" !"…
Oui, c'est vrai, les premiers jours après le voyage, quand je retrouve ma campagne, je passe beaucoup de temps à regarder vers mon ancienne maison, de jour comme de nuit... Colibri a été étonnée que je ne cherche pas à y retourner, alors que seul un chemin de randonnée sépare nos maisons de la ferme... Du temps de mamie Louise, quand Colibri bavardaient avec celle-ci sur le pas de sa porte, on m'entendait souvent, de l'autre côté de la haie, brailler pour me manifester et appeler l'attention de Louise, tout en essayant de passer à travers les épineux très denses à cet endroit-là, aîe, aîe, ce sont des prunelliers et des ronces... Maintenant, je me contente de rester sur le muret de notre maison, à écouter les bruits de l'autre côté quand la propriété est occupée : il y a ribambelle d'enfants qui crient, hurlent dans tous les sens lorsque nous avons le malheur d'y être en même temps qu'eux, ainsi que deux gros labradors qui empruntent le chemin de MA nouvelle maison, enfin celle de mes ILS, qui s'inquiètent depuis de m'y voir gambader parce que, outre les quelques randonneurs amoureux de la nature qui descendent ce GR réputé qui longe notre hameau et jusqu'à présent seulement fréquenté par les cavaliers ou les marcheurs, on voit parfois débouler à toute allure des... motos, oui, oui, des MOTOS, et des VTT, et je ne parle pas de ces marcheurs façon nordiques avec leurs bâtonnets à esquinter les sols sans prendre garde à la végétation ou aux animaux qu'on ne voit pas forcément mais qui sont bien là, au bord du chemin. Voyez par exemple, cette maman hérisson et ses deux petits en train de têter, ils étaient carrément au milieu du chemin, quelle horreur si... Je n'ose même pas imaginer la scène !
Quel dilemme pour Colibri quand elle a vu cette adorable famille, à la merci de tous et de tous ces engins du diable : on dit qu'il ne faut pas toucher les hérissons quand on les trouve avec leurs bébés. Que faire, que faire, surtout qu'ELLE a vu des marcheurs avec leurs bâtonnets métalliques d'enfer. Ah, si on vivait sur place, ELLE les aurait bien capturés pour les mettre à l'abri dans ses talus, chez nous... Mais on doit repartir bientôt, personne ne pourra les surveiller et savoir s'ils s'y plaisent. Et pis, et pis, il y a peut-être un papa qui va les chercher, ou d'autre bébés qui dorment ailleurs, ELLE n'y connaît rien à la vie des hérissons, zut alors ! Moi, ça m'aurait bien plu, des copains hérissons...
Finalement, après avoir cru que la mère était morte car elle ne bougeait pas beaucoup tandis qu'une nuée de mouches vertes tournaient autour d'elle, Colibri a vu l'un des petits, bien repus, s'éloigner dans l'herbe, l'autre se séparer de sa mère qui s'est enfin étirée puis a commencé à rentrer dans l'herbe lorsque ce bébé l'a à nouveau happée pour têter, quel goulu ! Colibri a seulement décidé de les pousser un peu dans l'herbe avec son pied, pour qu'ils ne restent pas en danger au milieu du chemin. Mais elle n'est pas retournée voir s'ils étaient toujours là le lendemain car elle craint toujours le pire quand ils s'agit des animaux sans défense dans la nature...
COLIBRI : "Quand Chipie vadrouille, je ne suis jamais trop rassurée, l'environnement a changé depuis que nous l'avons adoptée : toutes les maisons alentour ont été rachetées par des parisiens après le décès des veuves qui les occupaient, elle ne connaît plus les gens ni leurs habitudes, du coup elle est souvent sur le qui-vive. J'adore la voir revenir presque au galop dans le chemin. Mais il suffit que je me manifeste pour que, rassurée, elle ralentisse le pas, fait semblant de musarder à nouveau, quand elle ne fait pas demi-tour carrément pour repartir je ne sais où !
Je préfère quand elle reste faire la sieste dans le jardin ou sur la terrasse, à portée de mon regard !
Parfois, quand je pars dans le bourg, elle me guette et j'aime bien la voir venir à ma rencontre à l'entrée du chemin de randonnée...".
COLIBRI : "Quand Chipie vadrouille, je ne suis jamais trop rassurée, l'environnement a changé depuis que nous l'avons adoptée : toutes les maisons alentour ont été rachetées par des parisiens après le décès des veuves qui les occupaient, elle ne connaît plus les gens ni leurs habitudes, du coup elle est souvent sur le qui-vive. J'adore la voir revenir presque au galop dans le chemin. Mais il suffit que je me manifeste pour que, rassurée, elle ralentisse le pas, fait semblant de musarder à nouveau, quand elle ne fait pas demi-tour carrément pour repartir je ne sais où !
Colibri : "Chipie, tu as le diable aux fesses ?"
Chipie : "Hein, quoi, tu te moques de moi, Colibri ? Tiens, pour la peine, je repars !
Je préfère quand elle reste faire la sieste dans le jardin ou sur la terrasse, à portée de mon regard !